• 26 novembre 2017

Cinq marathoniens, 1 sherpa et son scenic, c'est sans nul doute la combinaison gagnante pour un weekend de course réussi. Au programme : le marathon de la Rochelle.

Après trois ans d'abscence sur la distance, c'est un pari un peu fou avec le coach qui m'amène à reprendre la route le temps de 42km. Le test a consisté à voir si trail et route sont compatibles sur un plan d'entrainement. 10 semaines de préparation, trail des hospitaliers (30km) il y a trois semaines comme ultime sortie longue (avec un très bon résultat) et il est maintenant temps de repartir pour 42km.

Il fait 1 petit degré ce matin au sortir de l'hotel et autant dire que je ne suis pas fier en short et sac poubelle. Quelques minutes d'échauffement avant de rentrer dans le sas où je continue de trottiner pour me maintenir au chaud. 9h00 approche, une accolade aux copains et c'est parti !

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KM 0 : Le starter résonne, j'essaye de suite de me mettre à mon rythme alors que nous longeons le canal de Marans, objectif 4"00 par km (j'aime bien les comptes ronds). C'est toujours un peu difficile de se caler à une vitesse dans une foule qui a tendance à vous emporter vers l'avant. 15" trop rapide au KM 1 : Direction le sud de la ville le long du port des Minimes avant de remonter par le bassin des Chalutiers. Le rythme est bon mais les sensations pas extraordinaires, j'ai l'impression de piocher dans un tempo qui ne me pose en temps normal pas de difficulté majeure. KM 5 : 19"45 au passage au 1er ravito, une demi-banane et un verre d'eau glacée et on continue. Une traversée rapide par le centre et direction les quartiers ouest. Il y a beaucoup de monde à courir mais aussi pour nous encourager, c'est vraiment très agréable alors que la température commence à monter. KM 9 : Une ligne droite de 2 km s'amorce, on ne pourra pas reprocher aux organisateurs de tout faire pour que ça soit roulant. 

KM 10 : 39"20, un verre d'eau glacé, une demi-banane et on continue. J'avais oublié à quel point le marathon était lassant, je m'ennuie profondément à avaler des kilomètres de bitume sur un parcours sans réelle saveur après s'être offert la plateau du Larzac trois semaines auparavant. Je me laisse doubler inlassablement par des concurrents qui partent certainement trop vite et que je reverrai à coup sûr dans les derniers kilomètres (sinon ils seraient déjà devant). KM 15 : 59', un verre d'eau un peu moins glacée, une demi-banane et on continue alors que la route "s'élève" un peu à présent. Premier instant de réel plaisir quand au KM 18, je rejoins le bord de mer en direction de la vieille ville avec le soleil qui donne. Cela me rebooste (mais moins que les cris du sherpa cricri) quelque peu quand on a trendance à s'endormir sur un rythme en attendant les difficultés post km30. 

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KM 21 : Passage au semi-marathon au coeur de la ville (un verre d'eau, une banane) en 1h23"20. Je suis bien dans mes temps alors qu'une foule très nombreuse est massée là à nous encourager. C'est parti pour la deuxième boucle. Toujours pas à l'aise, ce n'est définitivement pas une bonne journée pour moi. KM 25 : J'atteins le bout du quai des minimes, un verre d'eau une demi-banane et on remonte vers le centre. Je commence à revoir quelques concurrents. La foule est plus nombreuse encore à chaque passage dans la ville, c'est vraiment bon pour le mental.

KM 30 : Retour sur la longue ligne droite, un verre d'eau, une demi-banane et 1"59 au chrono. Mais c'est bel et bien maintenant que la course commence. Les cuisses sont lourdes depuis quelques kilomètres à présent, je me sens vraiment bridé. Nouveau passage sur la "bosse" du parcours où il faut s'employer pour se maintenir au rythme désiré. KM 35 : 2h19"20, c'est toujours ok pour moi avec 40" d'avance sur mon objectif du jour (un verre d'eau, une demi-banane). Malheureusement, les choses se compliquent à présent et je perds une dizaine de seconde par kilomètre alors que je me bats pour rester dans les temps. J'avais oublié cette sensation étrange d'accélérer sans cesse sans aucun moyen de revenir à la vitesse désirée.

KM 40 : 2h40"11 : 2 bornes à tirer,  je double à présent les concurrents par poignées et je relance sans cesse avec les forces qu'il me reste sans pour autant rattraper le temps perdu. Cricri, notre sherpa est là et toujours là (pour la cinquième fois du parcours), j'espère secrètement qu'il va me tirer, m'amener au bout de moi-même mais je passe sous ses encouragements qui me reboostent jusqu'au virage suivant. KM 42,195 : passage au marathon en 2h49"32 mais la course est malheureusement plus longue que prévue. Une foule monstrueuse est massée dans les derniers hectomètres, je profite de ces instants qui restent toujours parmi les moments forts de ce genre de course et je passe la ligne d'arrivée en 2h52 (une fois de plus).

C'est finalement un temps très honorable pour une "mauvaise" journée. 132e place comme mon dossard. 

La saison se termine à présent et dieu qu'elle fut longue. Longtemps gêné par un genou capricieux, elle s'est terminée en fanfare avec une très belle place aux Hospitaliers et un RP sur marathon avec une préparation hybride route-trail. Quoi qu'on en dise, c'est quelque chose qui fonctionne même si ne faire que de la route donnerait à coup sûr de meilleurs résultats au mépris du plaisir.  

Un coup de chapeau aux copains qui réalisent eux-aussi de très bonnes perf' et surtout un grand merci à Cricri le sherpa pour sa bonne humeur et ses encouragements.