Cours Toujours

05 mai 2019

Une visite chez nos voisins belges

Nouvelle année, nouvelle destination. Le vote a décidé, la RUMBA se délocalise en Belgique ; dans les Ardennes belges plus précisément.
4 distances au programme pour nos valeureux coureurs. 12, 24, 42 et 62km avec des dénivelés inhabituels pour la plupart d'entre nous. Les départs sont étalonnés sur la journée avec une météo changeante au fil des heures

13h00 arrivé, il est temps de stopper l'échauffement pour rejoindre la ligne de départ du 24km, 1200 de D+.
La course fait partie d'un challenge local, il risque donc d'y avoir du beau monde.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes souriantes, plein airKM 0 : Le top départ est donné dans une certaine confusion et c'est moi qui à mon habitude prend les rennes de la course pour les premiers hectomètres de légère descente. KM 1 : Nous sommes un groupe de 7-8 coureurs à nous débattre dans la première petite côte à laquelle succède une longue descente.
KM3 : Les écarts de creusent peu à peu quand nous abordons le premier pétard de la journée ; je chausse dès lors les bâtons pour limiter le mal de jambes à venir.
Aux côtes les descentes s'enchaînent sur des sentiers, des singles ou à travers bois tout simplement jusqu'au KM 6, lieu du premier passage à gué. Quelques dizaines de mètres avec de l'eau ressentie comme glaciale jusqu'à mi-mollets. Mais la course continue et le ciel s'assombrit de plus en plus.
Au détour d'un passage de troncs d'arbres dans une descente très technique, je trébuche à cause d'un mauvais appui mais heureusement sans gravité.

KM 10 : La grêle s'invite maintenant refroidissant sérieusement le fond de l'air. Je suis au cœur d'une descente très roulante où je peux enfin mettre un peu de vitesse jusqu'à l'arrivée du deuxième passage à gué. On se fait grêler et le vent s'est levé mais pourtant on y plonge comme si notre vie en dépendait. De l'eau jusqu'aux genoux et sur les cailloux glissants avec un certain courant, cela pourrait bien passer pour de l'inconscience, moi je parlerai plutôt de pur plaisir. KM 11 : Sain et sauf de l'autre côté, j'avale un morceau de pain d'épices sur la ravitaillement avant d'attaquer un véritable mur. Une côte raide comme la justice sur un chemin qui n'en est pas un. A travers la terre meuble et les rochers, il faut se frayer un chemin avant de basculer au sommet sur un single en devers mais avec une vue imprenable sur toute la vallée.
KM 14 : Toujours bien en jambes, je gère mes efforts pour faire progressivement exploser mon compagnon du jour dans les single forestiers en devers le long d'un cours d'eau. La suite n'est qu'une suite de creux et de bosses toutes plus improbables les unes que les autres ; les bâtons sont d'un grand soutien quand les jambes ne le sont plus. 

L’image contient peut-être : 1 personne, personne sur un vélo, arbre, plante, plein air et natureKM 19 : seul depuis un petit moment, je termine une nouvelle descente à travers bois entre branches, troncs, racines et dévers où les copains de la RUMBA nous attendent pour nous encourager. Je repars plein d'ondes positives pour affronter les 6 derniers kilomètres en commençant par une nouvelle côte bien balaise.
KM 21 : Alors que personne ne me suivait à au moins 300m, voilà qu'un concurrent débarque de nul part et se retrouve sur mes pas... étrange. Nous nous filons le train sur ces portions moins difficiles -disons moins techniques- qui nous ramènent à Bertogne.
KM 23 : Je parviens a répondre à une première attaque de mon adversaire en revenant au train sur ces pas mais au moment de passer à mon tour à l'attaque, la route s'élève et les crampes me font de nouveau perdre 50m sur sa seconde accélération. Je parviens à relancer au sommet et à revenir progressivement; malheureusement, un dernier faux-plat montant aura raison de moi, je dois m'incliner devant l'aisance de mon adversaire quand la route s'élève.
Je boucle finalement mes 25km et 1200 de D+ en 2h30 a la 7e place.

Quel trail magnifique, un décor sublime, un parcours ultra exigeant d'une part car la météo était fraîche et humide ; mais aussi parce que de nombreux chemins n'en étaient pas. Le passage à travers bois rend la progression difficile car les arbres, couchés, les racines, les branches, le sol meuble et en dévers demandent une concentration constante et usante sur 2h30 de course. Les passages à gué sont un vrai plus et les murs à franchir un véritable bonheur pour un traileur en quête de sensation.
Merci pour tout ça chers amis belges. Merci aussi aux copains pour la RUMBA pour cette nouvelle sortie club pleine de réussite !

 

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25 avril 2019

Cross régionaux FFSU

  • 21 novembre 2018

En manque d'entrainement depuis la coupure annuelle post 20km de Paris, ça va être difficile de tirer son épingle du jeu aujourd'hui. 7km au programme, c'est trop court et trop rapide pour moi mais l'objectif est avant tout de prendre du plaisir. En réel manque de sensations dès le début de l'échauffement je cours longtemps, longtemps pour débloquer les jambes mais malgré 11km d'échauffement, rien n'y fait ; les sensations ne viennent pas.

KM 0 : Comme prévu, ça part très vite et je suis difficilement le rythme imposé. Le parcours est très roulant et très sec. Je limite la casse sur cette base de loisirs. Une seimple côte pour toute difficulté au cours de ces trois boucles.

KM 5 : Je suis à l'asphyxie et très loin des temps que je suis capable de réaliser aux abords de la dernière bosse. KM 7 : Je franchis la ligne un peu frustré par la tournure des évènements. Incapable d'hausser mon rythme, assez peu de plaisir aujourd'hui et une insatisfaisante 25e place.

Place maintenant à une longue préparation qui doit me mener aux championnats de France de trail.

 

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21 avril 2019

Marathon de Paris

  • 14 avril 2019

 Quatrième semaine, quatrième course. Cette fois, ce sera uniquement du plaisir. 11 kilomètres pour rejoindre Paris en petites foulées et me voilà prêt à servir de lièvre pour Pierrot et Joël au coeur de la capitale.

KM 0 : Après un départ à l'arc de triomphe, nous descendons les champs Elysées pour rejoindre la concorde. On bifurque à gauche aux Tuileries pour faire le tour de l'opéra Garnier. Puis direction le Louvre, Hotel de ville et Bastille. Puis pas grand-chose à se mettre sous la dent jusqu'au KM 11 où l'on rejoint le bois de Vincennes. Je suis bien en jambes et les copains sont à leur rythme et font défiler tranquillement les kilomètres. Un grand tour dans le bois avant de ressortir pour regagner la ville direction le canal Saint Martin (KM 24). Nous prenons à présent les quais de Seine pour admirer Notre Dame, le pont Neuf, le pont des Arts, le quai d'Orsay, Les Invalides et la Tour Eiffel (KM 30). Les visages se ferment lentement aux abords du bois de Boulogne et les jambes se raidissent. KM 35 : Pierrot doit se résoudre à ralentir et laisser filer Joël. Je reste avec ce premier afin de lui faire regagner le boulevard Foch sans encombre et sous les 3h30. Les deux derniers kilomètres semblent extrêmement pénibles pour mon ami Pierrot mais quelle joie pour lui de franchir à nouveau la ligne d'arrivée à Paris. L'objectif est pour lui rempli ainsi que pour presque tous les rumbasiens. Bravo à tous !

Pour moi, ce fut aujourd'hui l'occasion de faire du long et de profiter des copains. Mission accomplie avec 60km parcourus. 

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Championnat de France trail FFSU

  • 7 avril 2019

L’image contient peut-être : ciel, nuage, arbre, plein air et natureTroisième semaine de compétition consécutive, mais la forme est là. Un léger footing le samedi après-midi pour décrasser et effectuer les derniers réglages d'allure et je suis fin prêt pour ces championnats de France en Côte d'Or ; objectif de la saison.

De bon matin, un bon crachin nous accueille. Je m'échauffe sérieusement mais point trop puisque 29km sont au programme avec 950 de D+.

KM 0 : Au top départ, la concurrence part au sprint comme si leur vie en dépendait. Je choisis la carte de la prudence en 3"35 et c'est déjà bien trop rapide puisque le départ est en côte. KM 1 : Un véritable mur se présente maintenant avec 150 de D+ sur un kilomètre au cours duquel nous quittons la route pour les bois. Rien de technique pour l'instant.

KM 2 : La course continue, je suis au coeur du peloton. Ce sont de sacrés montagnes russes qu'il faut affronter. Les chemins forestiers sont très agréables à parcourir. Je gère en côte et profite des descentes pour mettre du rythme ; je tourne autour de 4" au kilomètre. 

KM 9 : La tendance est à présent plutôt à la descente mais quelques bosses s'immiscent sur le trajet ; c'est vraiment rude pour les cuisses. KM 12 : Nous arrivons enfin sur ce qu'ils appellent "la faille". Un espèce de passage entre deux roches, claustrophobes : s'abstenir. C'est très étroit et en descente. Un concurrent de devant bloque la circulation et permet à tous ceux de derrière de revenir ainsi qu'à ceux de devant de faire un trou. Tous les efforts fournit jusqu'ici sont anéantis en l'espace de 2 minutes. Je relance fort au sortir de ce passage. Nous sommes dans des single, je sens les ampoules se former. Nous longeons à présent des parois rocheuses pour rejoindre une première montée à la corde qui débouche rapidement sur une deuxième. KM 14 : Cette course met les muscles à rude épreuve mais je me sens vraiment bien.

Un troisième passage à la corde nous permet d'accéder au village de Haute roche avant de redescendre vers le KM 17. Je suis revenu sur un groupe de trois au profit d'une très bonne descente. Mais ils repartent rapidement sur un long faux-plat montant. KM 20 : C'est parti pour deux kilomètres de descente roulants qui débouchent sur une belle bosse qui pète les cuisses. KM 22 : J'accuse un peu le coup et la fin de parcours ne va pas aller en s'arrangeant. KM 25 : C'est à présent tout à fait plat, je tente de maintenir les écarts et parviens même à revenir sur quelques concurrents en difficulté.

L’image contient peut-être : plante, arbre, plein air, nature et eau

KM 27 : Je suis au pied de la dernière bosse de deux kilomètres. Pas capable d'accélérer, je monte au train. L'arrivée est adjugée au sommet après un tour de la statue de Vercingétorix. Je coupe finalement la ligne en 2h21 à la 26e place.

Cette course achève de longs mois de préparation. Je suis physiquement fatigué mais heureux du résultat final. Une 26e place symbolique mais obtenue au prix de gros efforts. Il m'aura manqué un peu de long dans cette préparation et peut-être un peu de vitesse pour mieux résister aux relances. Un grand merci à Benji pour le plan d'entrainement et le sparring. Un gros clin d'oeil à la RUMBA qui m'a soutenu et encouragé. Une gros bisou à ma petite famille qui s'est armée de patience pour supporter les entraînements. Place à la récup' avant un dernier baroud d'honneur en Belgique dans trois semaines.

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Championnat IDF trail FFSU

  • 30 mars 2019

Une semaine après un bon résultat sur le trail d'Auffargis. Je me rends à Evry pour disputer le championnat régional Ile de France de trail universitaire. Il va se disputer sur l'urban trail d'Evry.

Arrivé 15 minutes avant la course à cause des embouteillages, l'échauffement est très succinct quand je rejoints la ligne de départ.

KM 0 : Au top départ, ça part à toute allure. Nous traversons les rues d'Evry en 3"15 sur le premier kilomètre et 3"20 pour le deuxième. Nous devons attendre l'entrée dans le bois de la Garenne au KM 3 pour enfin quitter le bitume. La première "bosse" fait mal aux jambes et casse le rythme, je monte au train pour pouvoir relancer fort derrière jusqu'à la deuxième bosse du même type 500m plus loin. Ces bosses sont en réalité deux petites collines au sein du parc ; pas de quoi inquiéter grand monde quand on parle de trail. KM 5 : Nous quittons le parc pour rejoindre le bitume. La course se résume à présent à de longues lignes droites interminables avec quelques relances ça et là. KM 13 : Je franchis la ligne 5e au scratch en 51". 3"40 par kilomètre, on ne peut pas vraiment parler de trail aujourd'hui surtout avec 100m de D+. 

Malgré tout, j'empoche le titre de champion d'IDF de trail universitaire ; de très bon augure avant les championnats de France de la semaine prochaine.

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Auffargis

  • 24 mars 2019

Deux ans après une sacrée déconvenue, je suis de retour sur les sentiers du trail d'Auffargis avec une folle envie de bien faire. Sérieux et appliqué à l'entrainement depuis plusieurs semaines, j'arrive fatigué mais aussi très affûté pour en découdre sur ce 24 km avec 800 de D+. Après un échauffement léger nous gagnons la ligne de départ avec les copains de la RUMBA.

https://2.bp.blogspot.com/-E5JbGPq_8TA/XJjUsOn1vdI/AAAAAAAAUao/cH9kFDz-bhkExczO2eP9TposTJhv3aAmwCLcBGAs/s1600/IMG_5695.jpgKM 0 : Je pars fort sur ce premier kilomètre d'abord roulant mais qui débouche sur une première longue côte peu technique où les écarts se font progressivement. Benji revient à mon niveau mais tire rapidement le frein à main quand je relance au sommet. KM 1 : Bouclé en 3"45 malgré cette longue côte, cette course est partie sur les chapeaux de roue. Je maintiens une grosse allure pour faire rapidement des écarts avec le reste de la meute. KM 3 : Premières montagnes russes du jour que j'aborde avec trois compagnon sur le porte-bagages. Je continue le forcing pour faire exploser le groupe. KM 5 : Nous ne sommes plus que deux aux abords d'une longue descente où je parviens à prendre quelques mètres d'avance. Mais dès le replat, mon concurrent passe à l'attaque et me met une violente claque. Je ne peux pas suivre et un écart se creuse rapidement.

KM 7 : Nouvelle session de montagnes russes alors que j'accuse à présent une centaine de mètres de retard. Les sentiers sont larges et assez peu techniques donc favorables aux coureurs rapides. KM 10 : La route s'aplanit, j'en profite pour me refaire la cerise et m'alimenter avant la deuxième partie de course beaucoup plus escarpée.

KM 16 : Les 9 derniers kilomètres ne sont plus que montées et descentes et les cuisses commencent à s'alourdir. Je grimpe donc au train avant de relancer fort au sommet et dans les descentes. Les côtes sont jonchées de pierres et beaucoup plus raides que dans la première partie. KM 20 : Je suis à présent en souffrance, le manque de long de la préparation se fait sentir mais je serre les dents et gère mon avance. Je ne perds pas de vue que le véritable objectif est dans 2 semaines à en Côte d'Or. Le plaisir est malgré tout bien présent sur ces sentiers que je connais par coeur.  KM 24 : Dernière ligne droite avant de rejoindre l'arrivée, je suis parvenu à gérer l'avancec glanée grâce à un départ rapide.

https://4.bp.blogspot.com/-MRr3xCTqMn4/XJjUrcE8j1I/AAAAAAAAUak/zq9XobPuACUqSXZEcGbDokxDcZj6uXoFACLcBGAs/s1600/IMG_5776.JPGJe boucle finalement en 1h55 à la deuxième position. Celui qui me devance était aujourd'hui bien trop fort. Je n'ai pas eu aujourd'hui cette sensation que je pouvais aller plus vite, ce sentiment qui d'habitude me permet d'aller puiser plus loin quand la course se durcit. J'espère donc que les deux semaines qui viennent vont me permettre de recharger les batteries afin d'aborder au mieux les prochaines échéances.

Un coup de chapeau à Benji qui malgré les crampes de fin de course rafle une belle cinquième place.

 

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Un nouveau vertrail

  •  7 décembre 2018

Le vertrail, course que j'ai déjà réalisées à deux reprises, est l'occasion de retourner à la compétition en duo avec l'ami Benji. Nous sommes un gros contingent de la Rumba à faire le déplacement pour cette course nocturne.

L'échauffement nous permet de nous rendre compte que les conditions de courses ne seront pas aussi grasses que prévues mais que les chevilles vont être soumises à rude épreuve.

https://1.bp.blogspot.com/-PG6Q7QHzanY/XA1XUEFgxbI/AAAAAAAAT98/7ajk06e5akMbBB8wgpE2B_-gseaLI8YoACLcBGAs/s1600/20181208_Photo%2BVertrail.jpgKM 0 : Le départ est donné sous un léger crachin Breton et après une courte descente menée tambour battant, Benji qui prend le premier relais doit s'attaquer à une série de montagnes russes qui ne lui offre aucun répit. A cela s'ajoute le vent de face sur les portions plates, les descentes techniques et les singles sinueux et glissants ne permettent pas de récupérer et font de cette course un vrai trail relevé.
KM 4 : Nous sommes dans le gymnase et nous attendons le passage des coureurs. Les premiers passent mais, fait surprenant, pas de trace de mon binôme. Je suis plutôt inquiet et je pense qu'il s'est fait une cheville. Je dois à présent rejoindre mon point de départ sans être sûr de pouvoir prendre le départ car aucune trace de Benji.
KM 9 : Je termine sérieusement mon échauffement car ma prise de relais démarre par un mur. Les premiers passent et finalement Benji apparaît en 8e position et premier du relais. Je démarre fort et dès le haut de la première bosse, j'ai repris la 6e position. Bien en jambes, je me sens fort et impose un gros rythme à ceux qui veulent me suivre sur les deux kilomètres plutôt roulants qui nous sont proposés.
KM 11 : Le jeu de montagnes russes commence à présent et je prends beaucoup de plaisir à enchaîner les bosses, les descentes, les relances.
KM 16 : Je baisse un peu en régime dans cette fin de course mais aux abords de la dernière ligne droite, je partage toujours la troisième place avec un concurrent. Nous terminons finalement ensemble.
Cette année encore, nous avons su tirer notre épingle du jeu avec l'ami Benji car nous remportons le relais. De plus, les filles remportent le classement féminin.

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30 janvier 2019

De l'eau à mon trail des moulins

  • 18 août 2018

     Certainement pas remis à 100% du triathlon de l'Alpe d'Huez, je m'engage tout de même pour un dernier challenge avant de terminer la saison. Le grand défi du trail des moulins de la Pommeraye. 16km à parcourir le samedi soir et 30 de plus à réaliser le lendemain matin.

     Après un échauffement plutôt sérieux, je rejoins la piste de départ où je reconnais plusieurs visages familiers. Le plateau est pas mal et le défi s'annonce corsé. KM 0 : Le coup de feu retentit, je pars au rythme proposé par les premiers mais nous n'avons pas encore quitté les rues de la Pommeraye que je fais déjà exploser le groupe car ce faux-tempo ne me plaît pas beaucoup ; je veux faire des écarts avant les 30 bornes de demain. KM 1 : Une poignée de coureurs se sont déjà détachés quand nous abordons les chemins des vignobles secs et défoncés ; ce qui mobilise à la fois à la fois les muscles et les articulations. KM 3 : Plutôt bien en jambes, je suis encore dans les pas du groupe de tête quand nous traversons la passerelle qui passe au-dessus du circuit automobile de la Pommeraye.

KM 4 : Les premières bosses se présentent maintenant et pas réellement capable d'accélérer, je reste au train en laissant filer les meilleurs qui ne semblent pas devoir enchaîner demain. KM 7 : Les organisateurs ont été cléments de ne pas nous faire emprunter toutes les bosses que l'ont a croisées jusqu'à ce qu'un véritable mur se présente, Il s'agit d'un chemin étroit, pas long mais rudement costaud à base de pierres, racines, ronces et branches. Presque à 4 pattes quand je passe au sommet, je parviens à relancer fort dans la descente attenante, creusant un joli trou sur les poursuivants. KM 9 : Toujours au train, une longue côte se présente à travers la forêt. Je m'applique à ne pas céder de terrain sur mes poursuivants mais le manque d'entraîenemnt se fait sentir en termes de puissance.

KM 10 : 43min, nous rejoignons à présent le bitume pour quelques hectomètres, je ne relâche pas mes efforts voyant que ça n'est pas très loin derrière. Nouvelle longue côte dès le KM 11, la dernière avant de rentrer. Je cours maintenant depuis plusieurs kilomètres avec un concurrent que je ne parviens pas à lâcher. KM 12 : je place une attaque dans une légère pente qui me donne l'ascendant mais l'écart est trop faible si bien que mon compagnon du jour revient dès la bosse suivante. KM 15 : A la lutte depuis plusieurs kilomètres, je suis taquet aux abords du dernier tour de piste et je sens qu'il en a encore ; je l'encourage à aller chercher celui qui n'a pas résisté au rythme imposé par notre bagarre. Je suis battu sur ce final car je veux en garder pour les 30 kilomètres à venir demain. Je conclus aujourd'hui en 1h09 en 5ème position, 1 minute devant le deuxième du grand défi : Benjamin Féquant, un costaud qui va être difficile à contenir demain.

  • 19 août 2018

Une courte nuit bien arrosée avec les copains n'est peut-être pas le meilleur moyen de défendre la minute glanée samedi soir mais on va voir ce qu'on peut faire. Un léger échauffement et une poignée de main chaleureuse avec Benjamin et il est temps de se rendre au départ.

crop_5b7d4004abd53_394672442723210900369544596479124075184128nKM 0 : La course démarre à une vitesse folle menée par mon adversaire du jour. Je me mets sur le porte-bagages mais je ne vais pas faire long feu s'il ne lève pas le pied rapidement. Ça descend pour le moment et il faut attendre le KM 4 pour la première bosse. Je prends un bel éclat et perd le groupe de tête. S'ensuit un très long moment de course solitaire dans ce joli décors avec deux belles bosses qui viennent couper ces longs chemin plats. KM 14 : La course commence maintenant avec un succession de difficultés sur 10 km. Je suis largué par le groupe de tête et cours en chasse-patate à la recherche d'un second souffle. Je profite d'un parcours au top avec des single en dévers, des troncs à terre et en l'air, des cours d'eau à traverser. Malgré la méforme, je me régale. KM 25 : Côte de la tête d'aigle, un véritable mur qui assome celui qui n'a pas gardé de forces. C'est la dernière bosse avant les 4 derniers kilomètres de plat pour rentrer.

Je franchis la ligne en 8ème position en 2h28. Je me croyais largement battu non-seulement par Benjamin mais aussi par des concurrents de la veille mais il n'en est rien. Benjamin ne termine que 4 minutes devant et tous les autres n'ont pas couru hier. Je termine donc deuxième de ce grand défi, une vraie satisfaction au regard d'une saison déjà riche.

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Run and Bike de Plaisir

  • 13 octobre 2018
Première escale du weekend avec l'ami Benji : le Run and Bike de Plaisir
Notre statut de jeunes papas ne nous permet pas de dormir beaucoup ces temps-ci alors on se contentera de quelques heures de sommeil pour se rendre au départ de cette course vraiment sympa et aux efforts différents de ce que l'on peut faire habituellement. Un vélo pour deux, donc un court pendant que l'autre pédale ; l'idée étant de changer toutes les 30 secondes.
Aprèss un échauffement sérieux et une reconnaissance de la grosse bosse du parcours, nous établissons une stratégie pour être les plus efficaces et les plus rapides possible : Départ taquet, grosse bosse taquet… et après on fait les comptes…
KM 0 : 9h40, le départ est donné et je réalise un premier 400m digne des plus grands pistards et quand je rejoints Benji pour monter sur le vélo, nous sommes en tête. Dans la première bosse du château, nous nous apercevons vite que la concurrence va être rude. Les changements de vélo s’enchainent toutes les 30 secondes jusqu’à la grosse côte du parcours au KM 3. C’est le spot qu’ont choisi nos fervents supporters pour nous pousser dans cette épreuve. En haut de la bosse, les relais passent toutes les 15 secondes pour essayer de récupérer tout en relançant l’allure quand un PAN retentit. On pense d’abord à des chasseurs mais on s’aperçoit rapidement que ce sont les premiers qui ont explosé leur pneu avant. Cet abandon nous arrange car nous nous battons comme des hyènes enragées pour l’une des 3 premières places sur le podium. Sur le haut de la forêt de Bois d’Arcy, nous avons la chance de croiser de nouveau, plusieurs supporters made in Rumba (on était trop lactiques pour les compter et même parfois les reconnaitre). 
KM 12 :Malgré tous ces encouragements et des relais menés à plus de 19km/h, nous perdons peu à peu du terrain sur les parties plates et même la dernière descente à tombeaux ouverts ne nous permettra pas de revenir sur les deux équipes de devant et nous terminons à une honorable 3ème place en un peu plus de 53 minutes.
Un GRAND merci à tous les supporters qui étaient au départ, dans la forêt, dans les côtes, à vélo, à pied, à dos de sanglier ou encore à l’arrivée. Place maintenant à la récup' avant d'enchaîner avec les 20km de Paris dès demain.

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02 novembre 2018

20km de Paris

  • 15 octobre 2018
Destination finale : les 20kms de Paris
Après quelques litres de Saint-Yorre, des massages et une nuit de sommeil aussi courte que la veille, Benji et moi sommes presque d’attaque pour la 2ème étape de notre week-end spécial labrador.
Nous avons la chance de partir en sas préférentiel donc nous nous dirigeons tranquillement vers la zone de départ pour un échauffement parmi les kenyans. Vu l’état des jambes ce matin, nous savons que nous ne pourrons pas jouer bien longtemps avec le chrono donc comme nous sommes en 2ème ligne sous l’arche de départ, nous en profitons pour faire quelques hectomètres mètres avec le gratin (vainqueurs du Paris-Versailles, recordman de France de marathon et champion d’Europe du 10000), prenant même quelques instants la seconde place avant de couper un effort qui n'aurait pas duré éternellement.
Après 1KM de folie, retour dans notre monde et à un rythme moins dingue de 4’/km. Pendant 15km, je sers de lièvre de luxe à Benji en allant jusqu'à le protéger du vent sur les grandes allées pavées du bois de Boulogne ou sur les quais de seine. Quand nous repassons devant le départ après 52 minutes de course, le pont de Iena est encore noir de monde et les départs s’enchainent (il faut du temps pour lâcher 30 000 gugus en short).
Benji rincé après 15KM je termine plus fort pour les 5 derniers kilomètres pour boucler en 1h19, loins des 1h13 des années passées.
Après un massage bien mérité, nous retrouvons notre reporter photo Jean-Luc à la voiture. L’épreuve la plus compliquée consiste à descendre du scénic après ce gros week-end et je ne vous raconte même pas la descente des escaliers demain.

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