Cours Toujours

25 février 2020

... en 1

  • 9 décembre 2019

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Après la victoire de la veille et une bonne tartiflette pour fêter ça, Benji et moi sommes de nouveau sur le pont pour cette fois 24 kilomètres à parcourir. La petite Origole est devenue un rendez-vous prisé de la fin d'année des traileurs. Un froid polaire est annoncé mais cela reste raisonnable cependant la pluie s'est invitée. Un échauffement rapide et c'est déjà l'heure du départ. 

KM 0 :  Ca démarre fort et c'est l'ami Sébastien qui prend rapidement les commandes de la course, tout d'abord sur le bitume pour rejoindre le bois de Pourras. KM 1 : 3"40, KM 2 : 3"50 : il ne nous faudra pas plus de 2 kilomètres pour nous perdre. Une rubalise à droite, une rubalise tout droit... Séb dit à droite... je fonce tout droit et tout le monde suit si bien que tout le monde à fait le parcours à l'envers. KM 3 : Nous avons formé un groupe de 4 et parcourons un single dans les bois et nous passons à travers ronces et orties, ce qui rend le trajet très sympa. Nous quittons ensuite le bois pour prendre un sentier boueux et glissant qui longe les étangs de Hollande. 

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KM 8 :  Le chemin qui était jusqu'alors plat à défaut de roulant commence à s'escarper, la course commence. Mais le fait d'avoir pris le chemin à l'envers rend le balisage compliqué à suivre puisqu'il est parfois dans notre dos ou caché derrière des panneaux ou arbres. Nous devons donc ralentir à chaque changement de direction pour être sûr du chemin que l'on doit emprunter. L'itinéraire continue de monter et descendre et je tiens bon jusqu'au KM 12 où mes jambes décident de me lâcher, je ne peux plus suivre mes compagnons. Je me mets donc au train pour rentrer à bon port sans me mettre plus dans le rouge. Je prends beaucoup de plaisir à parcourir ces chemins qui montent et descendent, qui glissent et qui parfois disparaissent même sous les eaux.

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KM 19 : Fin des montagnes russes, il est temps de rejoindre la ligne d'arrivée en réalisant les 5 derniers kilomètres sur des sentiers forestiers en traversant le pont de l'étang de Saint Hubert qui est vraiment paisible quand on a la chance d'être tout seul. KM 24 : Je passe finalement la ligne en 1h50 échouant à cettemaudite 4ème place qui me sied si souvent mais sans regret au regard des concurrents qui me devancent. Nous parvenons quand même à remporter le classement par équipe avec les amis Benji et Rico.

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Quand Benji est là, c'est du 2...

8 décembre 2019

On s'y sent bien donc on revient ! Le vertrail est devenu en quelques années notre jardin préféré pour attendre Noël. Toujours en relais parce que c'est vachement plus chouette (et aussi moins long). Tous les deux bien en jambe ça promet un résultat intéressant. Comme d'habitude, c'est Benji qui commence. Pendant que mon camarade se promène, je m'échauffe gentiment dans le gymanse qui sert aussi de pasage de témoin.

KM 9 : Les premiers passent comme des flèches mais Benji ne tarde pas et me tape la main en 8e position mais 1er relais. Il me reste maintenant à terminer le boulot entamer par mon labrador. Je pars fort sur les chemins boueux et boucle le premier kilomètre en 3"25 pour tenter de mettre un maximum de distance avec d'éventuels poursuivants. La route commence bientôt à s'élever sur un terrain peu technique mais toujours dans le noir. KM 11 : Sommet de la première longue côte, un peu de plat et ça repart en forte pente au son des encouragements des lycéens qui organisent cette chouette course. KM 12 : Nouvelle bosse, un peu plus technique avec un chemin caillouteux et abîmé qui laisse place ensuite à une longue ligne droite où je remets du rythme. KM 13 : Nouveau down and up qui se termine par un véritable mur ; une occasion en or de relancer fort. Mais tout ça c'est de la théorie, en pratique ça pique ! KM 14 : La raideur musculaire passée, je parviens tout de même à donner du rythme sur ce long chemin forestier boueux et parfois pas très large mais qui emmène vers un nouveau creux (KM 15) où je suis à un peu à la peine mais aussi à l'économie car dès demain il faudra assurer les 24km du trail de l'Origole ! Je boucle les derniers hectomètres tranquillement et rejoins la ligne d'arrivée cette année encore en tête du relais et 4e au scratch derrière de vrais champions !

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24 février 2020

Une course royale.

2 novembre 2019

2 semaines après le marathon de Lisbonne, j'ai envie de faire un peu de rythme et je choisis les 20km de la course royale qui relie Versailles à Fontenay le Fleury pour m'y exercer.

Plutôt dans le creux de la vague, je sais déjà au regard de la concurrence que ça va être difficile de jouer une place aujourd'hui 

KM 0 : Après un échauffement plutôt sérieux, je me positionne en première ligne afin d'éviter de piétiner au départ. Le starter retentit et je pars avec le peloton depuis la pièce d'eau des Suisses. Le rythme est très soutenu à cause de la présence du 10km avec nous. Je me laisse rapidement décrocher pour passer le KM 1 en 3"30. Je me retrouve avec de vieux camarades de course avec qui je fais un bout de chemin. Nous longeons le canal du château de Versailles quand au KM 5 : lors du premier ravitaillement, le jeune scout qui le rendait la bouteille l'a retirée au dernier moment m'obligeant à m'arrêter, faire demi-tour, avant de repartir. Je dois maintenant revenir sur mes compagnons du jour.

KM 10 : Les kilomètres passent entre route et chemins parfois en plein vent et je ne suis toujours pas rentré sur le groupe mais je reste au train autour de 3"45 par kilomètre en espérant qu'ils faiblissent. Aux abord de Rennemoulin, le chemin devient extrêmement glissant dans la descente et pas réellement mieux dans le chemin montant qui suit. Je subis un peu en m'accrochant afin de ne pas laisser rentrer derrière. Les efforts du marathon commencent à se faire sentir.

KM 14 : Rendu sur le plateau le chemin passe entre les champs, il est fotement exposé au vent de face et je m'emploie pour maintenir une cadene correcte, mes concurrents de la première heure sont toujours en vue mais ne traîne pas en route. KM 18 : Un dernier long passage dans la boue avant de regagner le bitume qui mène à l'arrivée dans les rues de Fontenay. 

KM 20 : Je n'aurai pas flanché mais mes adversaires non-plus. Je boucle finalement ces vingt kilomètres pas vraiment roulant en 1h16, à une bonne 8e place, ce qui est très encourageant pour les échéances à venir.

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Un tri normand

26 mai 2019

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C'est l'heure de la reprise de la tri-discipline. Sans véritable préparation et dans ambition non plus, c'est à Pont-Audemer que la course se déroule.

Toujours le même rituel ; entrée dans le parc, organisation du matériel pour être le plus efficace possible dans les transitions.

Ma combinaison de nage enfilée, il est temps de se rendre au bord du lac pour le départ. KM 0 : le starter retentit, Benji et moi laissons la concurrence s'éloigner pour partir afin d'éviter la machine à laver.

750 mètres sont à parcourir, j'aligne donc les mouvements de bras en essayant d'avaler le moins d'eau possible... Les deux bouées à contourner donnent lieu à un peu de bagarre mais ça passe sans bobo. Finalement je quitte le lac après 17min. La course commence. Sortir de l'eau est toujours quelque chose de particulier. J'ai la tête à l'envers et il me fait plusieurs mètres pour reprendre les esprits. Je retire tout ce que je peux avant d'arriver au vélo.

Après une transition assez peu efficace, je mélange sur les 18km du parcours vélo. La forme n'est pas au RDV bien que je remonte de nombreux concurrents. J'ai une très forte envie d'uriner et c'est extrêmement brisant. Les kilomètres passent et une petite pluie s'invite à la fête sur ce parcours plat dans l'ensemble mais très abîmé aussi. Il me fait finalement 32min pour boucler le parcours ; loin de mes espérances.

La transition est plus efficace cette fois mais j'ai mal aux reins. Je pars pour 6km sur un rythme soutenu mais loin de mes dispositions actuelles; 3"40 de moyenne sur ces 2 boucles où je croise régulièrement les copains. 22 minutes plus tard j'en termine avec le 8e temps à pieds. Benji était bien plus fort aujourd'hui mais j'aurai ma revanche sur des distances plus longues.

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29 octobre 2019

Weekend normand : triathlon de Deauville

  • 22 juin 2019

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Quelques semaines après la déception Pont Audemer, je retourne en Normandie pour le triathlon de Deauville ; distance découverte.

Le soleil est au rendez-vous et j'ai plutôt hâte d'en découdre. Mais mal réveillé, la journée commence avec l'oubli de mes chaussures de vélo... Et malgré tous mes efforts, pas moyen d'en avoir une paire.

KM 0 : piètre nageur, je choisis de partir avec la deuxième vague depuis la plage et direction la Manche... 'fin, quand on a la trouve car c'est marée basse. Je profite de l'aubaine pour allonger la foulée jusqu'à perdre pieds. C'est partie pour quelques longueurs et il est déjà temps de contourner la bouée pour regagner la plage. Raipidement, j'ai de nouveau pieds et je peux sortir de l'eau de façon express.

C'est toujours le même rituel ; lunettes, bonnet, haut de la combinaison. Je prends quelques instant pour me rincer les pieds avant de rejoindre mon vélo. Je perds beaucoup de temps à retirer le reste de la combinaison perdant ici beaucoup de temps avant de filer directement les chaussures de course.

Je roule fort dans les rues de Deauville pour refaire mon retard. Nous gagnons ensuite la campagne dans un parcours agréable qui nous mène sur les hauteurs de la ville. Bien en jambes, je remonte de nombreux concurrents. Le parcours est vraiment agréable malgré des passages où la route est défoncée. Le retour en ville est tout aussi sympa, il y a beaucoup de monde massé derrière les barrières, je remets un dernier coup de boost pour boucler les 23KM en 41min (21e temps).

Pour le coup, ma transition est idéale puisque je n'ai pas à retirer mes chaussures. Je repars de suite pour les 5KM à réaliser à pieds. Un parcours en plein soleil d'abord sur les allées bitumées qui longent la plage. Le vélo a laissé quelques traces sur les jambes mais je prends beaucoup de plaisir. Je rejoints à présent les célèbres lattes en bois de la plage avant de faire un détour par le sable lui-même. Ça casse le rythme mais je parviens tout de même à relancer de retour sur les lattes. 

Un A/R dans le port succède à tout cela avant de rejoindre l'arrivée. Je boucle finalement cette course à pieds en 18min (4e temps) pour un total de 1h15 et une jolie 16e place finale qui aurait été bien meilleure avec une bonne première transition; dommage.

Ma saison se termine là-dessus. Place au repos avant de préparer le marathon de Lisbonne prévu pour octobre.

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22 octobre 2019

Entre terre et mer : Marathon de Lisbonne

  • 20 octobre 2019

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Les mois sont passés depuis la dernière compétition et la reprise risque d'être difficile car c'est d'un marathon qu'il s'agit : celui de Lisbonne.

Une préparation courte et très légère puisqu'elle a démarré fin août pour s'achever deux semaines avant la compétition faute de temps à y consacrer.

L'objectif d'aujourd'hui est donc simple : terminer et si possible en moins de 3h.

 

KM 0 : la météo est pluvieuse depuis plusieurs jours ici et là pluie ne s'arrêtera que quelques minutes avant le départ.

Fidèle a mes ambitions, je démarre sur les bases de 4min/km ; ce premier étant montant. Nous longeons l'océan vers le nord dans un cadre vraiment fantastique. Eric me rejoint au KM 3 et nous partageons désormais la route bercés par le clapotis de vagues entre côtes et descentes.

C'est assez difficile de se caler face à ce profil de course d'autant que le vent se fait vraiment sentir à partir du KM 5 et ne nous lâchera pas avant notre demi-tour au KM 7.

Toujours sur de bonnes bases, je profite de l'océan dans cette course d'attente et salue les copains qui passent en sens inverse. Eric et moi continuons notre chemin (route serait plus exact) et passons le KM 10 en 40min et le KM 15 en une heure. Tout va pour le mieux.

Cependant mon compagnon du jour finit par perdre quelques mètres et je ne le reverrai plus (j'apprendrai plus tard qu'il a perdu une cuisse).

Je continue seul à présent toujours bien en cadence en rythme avec les vagues qui échouent sur les rochers que je prends parfois le temps d'admirer. Le soleil donne de plus en plus fort mais les sensations sont bonnes et le chrono fidèle aux bases fixées : 1h24 au passage du semi marathon.

Mais la course à pieds est parfois (souvent ?) cruelle et le revêtement du sol change à présent et celui-ci ne rend pas bien l'énergie car il est humide. Je glisse donc à chaque reprise d'appui ce qui m'oblige à forcer la cadence pour maintenir l'allure. Le KM 22 me voit offrir un gel que j'avale avec une grande difficulté (j'en ai des sueurs froides rien qu'à l'écrire) quand le premier ravito solide n'arrive qu'au KM 25 : une aberration dans une course de gestion mais il est néanmoins le bienvenu. #bananes.

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Je commence maintenant à ressentir le manque d'entraînement mais je me rassure en me disant qui ne reste que 16km à tenir. KM 30 : passage en 2h03, je suis toujours dans le coup pour dominer les 3h et ma rencontre avec Stéphane m'a fait grand bien mais je suis seul avec moi-même à nouveau. Les kilomètres passent et le revêtement ne change pas à l'inverse de mes chronomètres. Désormais en 4min30 je ne dois rien lâcher de plus et la beauté du paysage ne me fait plus aucun effet.

KM 35 : 2h32, je perds pieds, j'ai mal et 7km m'attendent encore. Des poignards dans l'arrière des genoux, des débuts de crampe dans les tibias et un message de ma tête qui dit "marche, marche, marche..." Je n'en ai cure et cours malgré tout tentant de remettre du rythme par moment ; mais jamais bien longtemps.

KM 38 : je crois toujours en mes chances, ça va se jouer a la minute près. Mais je n'arrive plus à accélérer jusqu'au KM 39 où la présence de Steph, Fred et Hélène me rebooste même si je n'ai pas eu la force ne serait-ce que de leur adresser un regard.

KM 42 : j'attaque le tour final de la place du commerce, le public est nombreux et malgré une belle bagarre avec moi-même, j'échoue en 3h01 et quelques secondes, un miracle au regard de la difficulté du parcours et du temps consacré à préparer cette course.

Il y a un peu de déception dans ce résultat mais heureusement, le Portugal a de la ressource et Lisbonne a quelque chose à offrir à celui qui se donne la peine de la parcourir. Un weekend, une course, des copains l'essentiel aujourd'hui est bien là.

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05 mai 2019

Une visite chez nos voisins belges

Nouvelle année, nouvelle destination. Le vote a décidé, la RUMBA se délocalise en Belgique ; dans les Ardennes belges plus précisément.
4 distances au programme pour nos valeureux coureurs. 12, 24, 42 et 62km avec des dénivelés inhabituels pour la plupart d'entre nous. Les départs sont étalonnés sur la journée avec une météo changeante au fil des heures

13h00 arrivé, il est temps de stopper l'échauffement pour rejoindre la ligne de départ du 24km, 1200 de D+.
La course fait partie d'un challenge local, il risque donc d'y avoir du beau monde.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes souriantes, plein airKM 0 : Le top départ est donné dans une certaine confusion et c'est moi qui à mon habitude prend les rennes de la course pour les premiers hectomètres de légère descente. KM 1 : Nous sommes un groupe de 7-8 coureurs à nous débattre dans la première petite côte à laquelle succède une longue descente.
KM3 : Les écarts de creusent peu à peu quand nous abordons le premier pétard de la journée ; je chausse dès lors les bâtons pour limiter le mal de jambes à venir.
Aux côtes les descentes s'enchaînent sur des sentiers, des singles ou à travers bois tout simplement jusqu'au KM 6, lieu du premier passage à gué. Quelques dizaines de mètres avec de l'eau ressentie comme glaciale jusqu'à mi-mollets. Mais la course continue et le ciel s'assombrit de plus en plus.
Au détour d'un passage de troncs d'arbres dans une descente très technique, je trébuche à cause d'un mauvais appui mais heureusement sans gravité.

KM 10 : La grêle s'invite maintenant refroidissant sérieusement le fond de l'air. Je suis au cœur d'une descente très roulante où je peux enfin mettre un peu de vitesse jusqu'à l'arrivée du deuxième passage à gué. On se fait grêler et le vent s'est levé mais pourtant on y plonge comme si notre vie en dépendait. De l'eau jusqu'aux genoux et sur les cailloux glissants avec un certain courant, cela pourrait bien passer pour de l'inconscience, moi je parlerai plutôt de pur plaisir. KM 11 : Sain et sauf de l'autre côté, j'avale un morceau de pain d'épices sur la ravitaillement avant d'attaquer un véritable mur. Une côte raide comme la justice sur un chemin qui n'en est pas un. A travers la terre meuble et les rochers, il faut se frayer un chemin avant de basculer au sommet sur un single en devers mais avec une vue imprenable sur toute la vallée.
KM 14 : Toujours bien en jambes, je gère mes efforts pour faire progressivement exploser mon compagnon du jour dans les single forestiers en devers le long d'un cours d'eau. La suite n'est qu'une suite de creux et de bosses toutes plus improbables les unes que les autres ; les bâtons sont d'un grand soutien quand les jambes ne le sont plus. 

L’image contient peut-être : 1 personne, personne sur un vélo, arbre, plante, plein air et natureKM 19 : seul depuis un petit moment, je termine une nouvelle descente à travers bois entre branches, troncs, racines et dévers où les copains de la RUMBA nous attendent pour nous encourager. Je repars plein d'ondes positives pour affronter les 6 derniers kilomètres en commençant par une nouvelle côte bien balaise.
KM 21 : Alors que personne ne me suivait à au moins 300m, voilà qu'un concurrent débarque de nul part et se retrouve sur mes pas... étrange. Nous nous filons le train sur ces portions moins difficiles -disons moins techniques- qui nous ramènent à Bertogne.
KM 23 : Je parviens a répondre à une première attaque de mon adversaire en revenant au train sur ces pas mais au moment de passer à mon tour à l'attaque, la route s'élève et les crampes me font de nouveau perdre 50m sur sa seconde accélération. Je parviens à relancer au sommet et à revenir progressivement; malheureusement, un dernier faux-plat montant aura raison de moi, je dois m'incliner devant l'aisance de mon adversaire quand la route s'élève.
Je boucle finalement mes 25km et 1200 de D+ en 2h30 a la 7e place.

Quel trail magnifique, un décor sublime, un parcours ultra exigeant d'une part car la météo était fraîche et humide ; mais aussi parce que de nombreux chemins n'en étaient pas. Le passage à travers bois rend la progression difficile car les arbres, couchés, les racines, les branches, le sol meuble et en dévers demandent une concentration constante et usante sur 2h30 de course. Les passages à gué sont un vrai plus et les murs à franchir un véritable bonheur pour un traileur en quête de sensation.
Merci pour tout ça chers amis belges. Merci aussi aux copains pour la RUMBA pour cette nouvelle sortie club pleine de réussite !

 

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25 avril 2019

Cross régionaux FFSU

  • 21 novembre 2018

En manque d'entrainement depuis la coupure annuelle post 20km de Paris, ça va être difficile de tirer son épingle du jeu aujourd'hui. 7km au programme, c'est trop court et trop rapide pour moi mais l'objectif est avant tout de prendre du plaisir. En réel manque de sensations dès le début de l'échauffement je cours longtemps, longtemps pour débloquer les jambes mais malgré 11km d'échauffement, rien n'y fait ; les sensations ne viennent pas.

KM 0 : Comme prévu, ça part très vite et je suis difficilement le rythme imposé. Le parcours est très roulant et très sec. Je limite la casse sur cette base de loisirs. Une seimple côte pour toute difficulté au cours de ces trois boucles.

KM 5 : Je suis à l'asphyxie et très loin des temps que je suis capable de réaliser aux abords de la dernière bosse. KM 7 : Je franchis la ligne un peu frustré par la tournure des évènements. Incapable d'hausser mon rythme, assez peu de plaisir aujourd'hui et une insatisfaisante 25e place.

Place maintenant à une longue préparation qui doit me mener aux championnats de France de trail.

 

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21 avril 2019

Marathon de Paris

  • 14 avril 2019

 Quatrième semaine, quatrième course. Cette fois, ce sera uniquement du plaisir. 11 kilomètres pour rejoindre Paris en petites foulées et me voilà prêt à servir de lièvre pour Pierrot et Joël au coeur de la capitale.

KM 0 : Après un départ à l'arc de triomphe, nous descendons les champs Elysées pour rejoindre la concorde. On bifurque à gauche aux Tuileries pour faire le tour de l'opéra Garnier. Puis direction le Louvre, Hotel de ville et Bastille. Puis pas grand-chose à se mettre sous la dent jusqu'au KM 11 où l'on rejoint le bois de Vincennes. Je suis bien en jambes et les copains sont à leur rythme et font défiler tranquillement les kilomètres. Un grand tour dans le bois avant de ressortir pour regagner la ville direction le canal Saint Martin (KM 24). Nous prenons à présent les quais de Seine pour admirer Notre Dame, le pont Neuf, le pont des Arts, le quai d'Orsay, Les Invalides et la Tour Eiffel (KM 30). Les visages se ferment lentement aux abords du bois de Boulogne et les jambes se raidissent. KM 35 : Pierrot doit se résoudre à ralentir et laisser filer Joël. Je reste avec ce premier afin de lui faire regagner le boulevard Foch sans encombre et sous les 3h30. Les deux derniers kilomètres semblent extrêmement pénibles pour mon ami Pierrot mais quelle joie pour lui de franchir à nouveau la ligne d'arrivée à Paris. L'objectif est pour lui rempli ainsi que pour presque tous les rumbasiens. Bravo à tous !

Pour moi, ce fut aujourd'hui l'occasion de faire du long et de profiter des copains. Mission accomplie avec 60km parcourus. 

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Championnat de France trail FFSU

  • 7 avril 2019

L’image contient peut-être : ciel, nuage, arbre, plein air et natureTroisième semaine de compétition consécutive, mais la forme est là. Un léger footing le samedi après-midi pour décrasser et effectuer les derniers réglages d'allure et je suis fin prêt pour ces championnats de France en Côte d'Or ; objectif de la saison.

De bon matin, un bon crachin nous accueille. Je m'échauffe sérieusement mais point trop puisque 29km sont au programme avec 950 de D+.

KM 0 : Au top départ, la concurrence part au sprint comme si leur vie en dépendait. Je choisis la carte de la prudence en 3"35 et c'est déjà bien trop rapide puisque le départ est en côte. KM 1 : Un véritable mur se présente maintenant avec 150 de D+ sur un kilomètre au cours duquel nous quittons la route pour les bois. Rien de technique pour l'instant.

KM 2 : La course continue, je suis au coeur du peloton. Ce sont de sacrés montagnes russes qu'il faut affronter. Les chemins forestiers sont très agréables à parcourir. Je gère en côte et profite des descentes pour mettre du rythme ; je tourne autour de 4" au kilomètre. 

KM 9 : La tendance est à présent plutôt à la descente mais quelques bosses s'immiscent sur le trajet ; c'est vraiment rude pour les cuisses. KM 12 : Nous arrivons enfin sur ce qu'ils appellent "la faille". Un espèce de passage entre deux roches, claustrophobes : s'abstenir. C'est très étroit et en descente. Un concurrent de devant bloque la circulation et permet à tous ceux de derrière de revenir ainsi qu'à ceux de devant de faire un trou. Tous les efforts fournit jusqu'ici sont anéantis en l'espace de 2 minutes. Je relance fort au sortir de ce passage. Nous sommes dans des single, je sens les ampoules se former. Nous longeons à présent des parois rocheuses pour rejoindre une première montée à la corde qui débouche rapidement sur une deuxième. KM 14 : Cette course met les muscles à rude épreuve mais je me sens vraiment bien.

Un troisième passage à la corde nous permet d'accéder au village de Haute roche avant de redescendre vers le KM 17. Je suis revenu sur un groupe de trois au profit d'une très bonne descente. Mais ils repartent rapidement sur un long faux-plat montant. KM 20 : C'est parti pour deux kilomètres de descente roulants qui débouchent sur une belle bosse qui pète les cuisses. KM 22 : J'accuse un peu le coup et la fin de parcours ne va pas aller en s'arrangeant. KM 25 : C'est à présent tout à fait plat, je tente de maintenir les écarts et parviens même à revenir sur quelques concurrents en difficulté.

L’image contient peut-être : plante, arbre, plein air, nature et eau

KM 27 : Je suis au pied de la dernière bosse de deux kilomètres. Pas capable d'accélérer, je monte au train. L'arrivée est adjugée au sommet après un tour de la statue de Vercingétorix. Je coupe finalement la ligne en 2h21 à la 26e place.

Cette course achève de longs mois de préparation. Je suis physiquement fatigué mais heureux du résultat final. Une 26e place symbolique mais obtenue au prix de gros efforts. Il m'aura manqué un peu de long dans cette préparation et peut-être un peu de vitesse pour mieux résister aux relances. Un grand merci à Benji pour le plan d'entrainement et le sparring. Un gros clin d'oeil à la RUMBA qui m'a soutenu et encouragé. Une gros bisou à ma petite famille qui s'est armée de patience pour supporter les entraînements. Place à la récup' avant un dernier baroud d'honneur en Belgique dans trois semaines.

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