Cours Toujours

02 mai 2017

Landes & bruyères - Cap Fréhel à Erquy

  • 29 avril 2017

Nouvelle sortie club, mais cette année, pas de montagne en vue mais la Bretagne. 33km à parcourir à un horaire inhabituel : 14h00. Seconde particulartié, ce n'est pas une boucle mais une course en ligne au départ du cap Fréhel avec pour objectif de rejoindre Erquy. La joyeuse bande de la Rumba prend la navette à 38 personne pour gagner l'aire de départ. 1000 personnes sont au rendez-vous (dossards vendus en deux petites heures). Un léger échauffement avec les copains et on se met au départ. Le profil de course semble être assez roulant avec quelques côtes très courtes mais aussi des passages par la plage. La météo est absolument magnifique, tout est là pour passer un agréable moment.

erquy

KM 0 :  Le départ se fait de Plévenon, grosse cuisse naturellement à un détail près, y'a un mec qui en a de plus grosses que moi et me met minable sur ces premiers hectomètres. Après un bref passage dans la ville, nous rejoignons un sentier boisé (KM 1 : 3"40) avec pour objectif de rejoindre la côte. C'est chose faite au KM 3. Un single en terre entre les lande et bruyère avec de nombreuses pierres et de petites marches. Je manque d'ailleurs de perdre l'équilibre sur l'une d'entre elle et doit m'empaler la main dans les ajoncs pour ne pas tomber. KM 5 : Je suis malgré tout bien en jambe et avale ces premiers kilomètres somme toute roulants en moins de 4min. KM 7 : La vue sur la mer est absolument magnifique - même s'il faut aussi regarder où l'on met les pieds - au détour du phare du cap Fréhel mais déjà il faut repartir avec un bref arrêt au ravitaillement. Nous continuons à longer la côte (KM 10 en 40min). KM 11 : Les choses se corsent à présent avec un premier passage sur la plage, 200 mètres pour commencer. Je m'arrange pour courir sur les portions les plus dures de sable afin de moins me fatiguer. Puis la remontée sur la côte se fait par un chemin ensablé, dur dur pour les mollets ; heureusement que les copains de la RUMBA sont là pour nous encourager ! KM 12 : Un petit kilomètre de répit et déjà il faut reprendre le sable mais cette fois pour 600 mètres. KM 12 : Même technique, des petits pas pour limiter l'enfoncement. Je remonte à présent sur les concurrents partis trop vite. 200 mètres sur le plancher des vaches et hop 800 mètres de sable ! KM 14 : Je profite du tuyau d'arrosage pour me rafraîchir (sans anticiper que ça pouvait être de l'eau de mer et que c'est vachement salé quand même). 

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De retour entre lande et bruyère, je repars au train avec dans un long faux plat montant (c'est toujours mieux que dans le sable). Il y a du monde partout sur le parcours et c'est vraiment très agréable. De plus, le fait que notre prénom soit marqué sur le dossard est un vrai plus. Je maintiens l'allure jusqu'au KM 17 où une nouvelle descente sur la plage nous attend. 500 mètres de pur bonheur. Je repars de plus belle avalant deux nouveaux concurrents dans la traversée de Sables-d'Or-les-Pins. KM 19 : Nous contournons maintenant les marais des Salines avant de reprendre la lande le long de la côte via une belle bosse, direction le GR 34. KM 22 : Je suis toujours bien en jambes et hausse le rythme pour rentrer sur de nouveaux concurrents. KM 25 : Nouvelle portion de 500 mètres de sable que je traverse au train avant de reprendre deux kilomètres de bruyère. 

KM 27 : Petite portion de plage mais cette fois, ce n'est pas pour le sable que l'on descend mais bien pour se faire une série de marches interminable ! Si je fanfaronne au début, je dois m résoudre à marcher rendu à la moitié pour ne pas exploser. Je relance au sommet et bis repetita au KM 28. La lande s'impose de nouveau pour arriver au dessus d'Erquy au KM 30. Nous longeons un sublime lac bleu d'ancienne carrière et alors que l'on voit l'arrivée en contrebas et que l'on entend le speaker, il faut repartir pour un petit tour. KM 32 : Longue descente pour rejoindre l'avenue du port. La foule est massée sur le côté et plusieurs groupes de la RUMBA sont là pour nous féliciter. Quel joie de pouvoir fêter cette arrivée avec eux. KM 33 : La dernière ligne droite est longue et c'est un vrai bain de foule qui est offert aux arrivants. Je franchis finalement la ligne d'arrivée en 2h26, empochant une bonne 5ème place au regard de la concurrence présente.

Une très belle course avec de très nombreux bénévoles et ravitaillements. Une ambiance au top avec du monde partout sur le parcours prêt à vous encourager. Des noix de Saint Jacques en dégustation à l'arrivée sans oublier un parcours bien pensé avec de très beaux paysages et passages. C'était un excellent choix pour la sortie club. Seul bémol, il faut être au taquet pour avoir un dossard. 

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Assaut du saint Romain

  • 16 avril 2017

De passage en Auvergne pour le week-end, cela m'offre la possibilité de faire un trail de moyenne montagne. Je pose ainsi mes running pour l'assaut du saint Romain. D'abord tenté par le contre-la-montre du samedi (3.3km et 450 D+), puis par le 12km, je pars finalement sur le 21 km et ses 1000 de D+ ; comme si Auffargis ne m'avait pas servi de leçon. Le départ se fait en côte, je chauffe donc correctement la machine pour ne pas trop crisper les muscles d'entrée de jeu.

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KM 0 : Ca démarre très vite dans les rues de Saint Maurice car les 2 distances sont mêlées et malgré les 2,5km d'ascension à réaliser dès maintenant, je reste aux avant postes dans ces premiers hectomètres. KM 1 : Je lève à présent le pied alors que la pente se durcit (et nous ne faisons qu'eufleurer le Saint Romain. Le soleil donne et c'est un vrai régale que de courir dans ces conditions. KM 2,5 : Première côte terminée, nous basculons maintenant pour plus d'un kilomètre de descente, un calvaire pour les cuisses de parisiens ! Les sentiers sont heureusement peu techniques et la vue sur la vallée époustouflante. KM 4 : Nouvelle ascension de deux kilomètres dans laquelle je vois revenir Adeline Roche (championne de France de trail long) et à laquelle je parviens à m'accrocher un temps. KM 5 : La côte se durcit à présent vers le puy saint André et je dois lâcher prise afin de ne pas me cramer et termine l'ascension au train, dans ces sentiers boisés. KM 6 : Nouveau kilomètre de descente dans lequel je parviens à revenir sur ma devancière grâce à de grandes enjambées sur un terrain toujours aussi agréable à pratiquer. KM 8 : Nous repartons à l'assaut du puy saint André mais par un autre côté, je lâche de nouveau prise pour monter au train, je suis accompagné d'un autre concurrent qui fait l'élastique mais qui grimpe très bien et cède (beaucoup) de terrain dans les descentes. KM 9 : Léger moment de répit avant la deuxième partie de la côte où je dois cette fois marcher. KM 10 : 52min de course et j'ai déjà les jambes lourdes. Je bascule au sommet pour 1,5km de descente via une bonne partie bitumée où je peux me refaire la cerise. KM 12 : La dernière difficulté du jour, et pas des moindre, sera la montée du puy saint Romain. De nouveau plus d'un kilomètre de côte via les sentiers boisés. Je commence à regretter mes bâtons, Mes deux partenaires de course me lâchent pour de bon. Je marche à bonne allure pour limiter les dégâts.Les cuisses chauffent et la pente se durcit encore (KM 13). Alors que 'lon avait vu relativement peu de monde jusqu'à maintenant, le sommet du Saint Romain regorge de monde à chambrer les pauvres coureurs qui ont mal aux jambes (et qu'est-ce que je les comprends). Après une belle grimace au photographe, je bascule au sommet du dernier puy à gravir.

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J'admire la vue et fait un tour d'horizon de la concurrence. Pas grand monde derrière et 3-4 concurrents en vue devant. KM 14 : Nouvelle descente ultra roulante où je profite de ce décor magnifique. Je me fais ensuite plaisir dans les single forestiers où je reprends un des concurrents en vue avant une nouvelle bosse (KM 16). Ce kilomètre de montée est difficile à encaisser. Le manque d'entrainement de ces dernières semaines et le cumul de dénivelé inhabituel en si peu de temps fait beaucoup de mal aux jambes mais je fais face et prends mon mal en patience. Bientôt, il faudra bien redescendre. KM 17 : Nous rentrons vers Saint Maurice dans une belle et longue descente où je reviens à grand pas sur mon camarade chamois. KM 19 : Je finis par le rattraper, il semble usé mais le dernier kilomètre de côte arrive. Je rassemble ce qu'il me reste de forces pour partir grosses cuisses et parviens à faire rapidement le trou.; je comprends qu'il est cuit. KM 20 : Je profite de ces derniers instants de course où les 500 derniers mètres sont une grande descente goudronnée (histoire d'achever les cuisses).

Je coupe la ligne en 1h46 pour ces 21km avec 1020 de D+; le tout à la 8e position. Cet assaut du saint romain est vraiment un évènement dans un cadre magnifique. Je pense bien revenir l'année prochaine avec l'ami Benji pour faire le défi + la course. 

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01 mai 2017

Trail de Jouy

  • 2 avril 2017

Après une course difficile il y a un mois à Auffargis, je repars en quête de sensations cette fois au trail de Jouy en Josas. Moins long et avec moins de D+, le profil est un peu plus taillé pour moi. Malgré assez peu d'entrainement dans les jambes, je suis content de pouvoir me remettre à la compétition (sans pluie et avec à manger).

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KM 0 : Après un bref échauffement avec le coach, nous nous préparons au départ. Quand celui-ci est donné, je reprends mon habituel rôle de meneur d'allure sur les premiers hectomètres avant de céder la place aux concurrents les plus téméraires (3"30 pour ce KM 1) : Pourtant je ne peux m'empêcher de faire exploser le groupe de tête quand une grande série d'escaliers s'impose à nous. Les cuisses chauffent mais il faut garder la face et relancer dès le sommet. KM 3 : Des écarts se dont déjà creusés quand nous empruntons les sentiers escarpés longeant le golfe de St Marc. J'occupe la seconde place et doit rappeler à l'ordre le premier parti dans la mauvaise direction. KM 4 : Nous continuons de grimper pour rejoindre les Loges-en-Josas synonyme de goudron et de plat. La traversée de la ville se fait dans une bonne ambiance, sous un soleil très agréable. KM 7 : Je zappe le ravitaillement et tape dans mes réserves personnelles avant de reprendre les single dans les bois. Droite, gauche, racine, branches... un pur bonheur et des sensations très grisantes avant une longue descente qui me permet de recoller au podium ; accalmie avant un énorme pétard. Je gère mes efforts pour mieux repartir. Passage au KM 10 en 42min. Je me sens bien et continue ma marche en avant enchaînant les difficultés avec une certaine aisance. Cette succession de courtes très courtes va néanmoins laisser des traces. KM 14 : Après un nouveau coup de bourre, je rest attentif au balisage évitant de justesse de suivre un concurrent dans l'erreur en le rappelant sur le droit chemin. 

KM 15 : Belle descente et nouveau pétard, dernière réelle difficulté du jour. Il faut maintenant rentrer au bercail mais le manque de rythme commence à faire sentir et je dois malheureusement renoncer à la seconde place laissant filer un adversaire trop fort pour moi aujourd'hui. Les longues portions de forêt se sucèdent et je parviens tout de même à maintenir un bon rythme (4min/km). KM 17 : La fin de parcours passe par de nombreux single, tout en descente, avant de rejoindre l'INRA. Les cuisses sont maintenant lourdes mais répondent bien présentes. KM 21 : Un dernier petit tour dans la ville avant de rentrer dans le stade via quelques marches et passer la ligne d'arrivée. 

Je termine en marchant, profitant de cette belle revanche, éliminant la déception du mois dernier. C'est une belle 3ème place que je parviens à accrocher aujourd'hui en 1h35, une grosse minute après mes concurrents ; peut être qu'un meilleur mental m'aurait permis de les concurrencer. Mais place à la traditionnelle Paëlla/bière, marque de fabrique de ce trail si sympathique. Petit clin d'oeil à Benji qui prend une bonne 7ème place. 

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20 avril 2017

Trail hyp(auffargis)

  • 5 mars 2017

15 semaines de préparation touchent à leur fin avec un paquet de kilomètres au compteur. 31km sont à parcourir avec quelques 1000m de dénivelé positif. Il fait très froid ce matin et il pleut averse.Le terrain de jeu s'annonce très gras. Tout est donc réuni pour passer une très bonne journée. Après un rapide échauffement, il est temps de se mettre sur la ligne de départ.

KM 0 : Le signal est donné et on se croirait à un départ de cross : 300m de ligne droite dans un champ de patates avec un virage en épingle au bout. Je pars prudemment, restant sur les talons d'un certain Nicolas Duhail. KM 1 : Nous nous faufilons dans les bois évitant pierres, racines et même des troncs couchées à travers le chemin ; la pluie continuant de nous arroser. KM 3 : Je gère les premières côtes, m'aidant de mes bâtons afin de limiter l'effort à fournir; mais les sensations ne sont pas extraordinaires. Je gère donc mes efforts. KM 5 : Une légère portion goudronnée nous permet de rejoindre la prochaine difficulté. Un joli pétard qui en annonce d'autres. La balade en forêt continue avec succession de montées et descentes. Les single si agréables à emprunter les années passées se sont transformés en boulevards creusés par l'ONF (la forêt de demain il paraît).

KM 8 : Grande descente peu technique pour rejoindre un pont de pierre, repère incontournable de la course. Alors que je tente d'anticiper la côte à venir en attachant mes bâtons, je butte dans un dos d'âne en terre et m'offre un joli saut périlleux avant réception debout ; heureusement sans conséquence. Je continue ma route et grimpe ce mur que l'on pratique régulièrement à l'entrainement. Le sol est meuble et l'acroche difficile, je croise Jean-Luc à qui je confie ma ceinture de course ; je n'ai donc plus d'eau ni de nourriture (quelle drôle d'idée j'ai eue là). La relance au sommet est compliquée et les sensations reviennent au fur et à mesure malgré les difficultés qui s'enchaînent encore et toujours. La pluie redouble. KM 10 : Enfin un peu de plat, j'essaye de me refaire la cerise durant ces mille mètres. Les quatre kilomètres suivants sont également très plaisants enchaînant des petites bosses et descentes toujours dans les bois. KM 15 : Passage très difficle avec enchaînement de descente technique et côte casse-pattes. Passage le long des étangs et l'abbatiale de Cernay. Fatigué, je ne parviens pas à faire surface aujourd'hui et Je subis vraiment plus qu'autre chose. Toutes ces dificultés semblent se répéter sans fin. 

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KM 21 : Second passage au petit pont de pierre où je jette à présent mes bâtons pensant pouvoir résister à la fatigue qui déjà s'est bien installée (l'acide lactique peut tellement vous faire faire n'importe quoi). Long chemin de terre pour rejoindre un autre partie de la forêt. KM 23 : Nouvelle côte, je sens les cuisses durcir quand l'ami Guillaume me dépasse à bonne allure. Je ne cherche pas (et ne peux pas non plus) à le suivre et continue ma route voulant seulement en finir. KM 24 : Encore une difficulté mais cette fois je tombe en panne sèche; restant littéralement bloqué, comme figé, incapable de faire un pas de plus. Un concurrent revient finalement à ma hauteur et me dépanne d'un gel au caramel. Je repars péniblement et d'un pas non-assuré. KM 25 : Benji et Eric arrivent à mon niveau et me voyant dans cet état d'hypo avancé, le coach décide de rester avec moi. Je tombe à plusieurs reprise sur des portions plates (ou en léger dévers) et doit m'appuyer sur les bâtons (de Benji puisque j'ai balancé les miens) pour réussir à grimper les quelques côtes restantes. Benji mène une allure qui me paraît intense (et ne l'est probablement pas) mais qui a le mérite de me faire avancer vers l'arrivée dans ces chemins bien boueux. KM 27 : Dernière difficulté du jour, le coach doit me pousser au cul pour me faire avancer et me pousse encore et encore pour nous faire regagner l'arrivée.

KM 30 : Dernière ligne droite, je suis content d'en finir mais aussi terriblement frustré du résultat. Longtemps au pied du podium, je franchis finalement la ligne d'arrivée en 20e place en 2h47. Un gros investissement dans la préparation pour sauter au 24ème. Les médisants diront que je n'avais qu'à pas jeter ma ceinture...^^. Certes et on ne m'y reprendra pas de sitôt. 

Je remercie quand même Benji pour son soutien aujurd'hui et qui n'a pas hésité à tuer sa fin de course pour rester à mon chevet. Rendez-vous dans un mois pour le trail de Jouy en Josas.

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05 décembre 2016

Vertrail

  • 3 décembre 2016

Nouvelle course nocturne ce soir sur le vertrail de Versailles. Une poignée de Rumbaseins sont de la partie pour cette course de 17km. Arrivée un peu à la bourre, c'est à peine échauffé que je vais prendre le départ de cette course avec l'envie de chatouiller les meilleurs au regard de ma grande forme actuelle.

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KM 0 : Le départ se trouve à l'orée du bois. Quand celui-ci est donné, ca part vite et je me contente de prendre l'allure des premiers. Pourtant un élément se détache rapidement et je me joints à lui. Il semble jeune et nous nous détachons progressivement du reste du groupe. KM 1 : Le chemin s'élève déjà et je ressens le manque d'échauffement. Mais je m'accroche et suis patiemment mon jeune collègue. Légère descente et deuxième coup de cul qui mène au KM 2. Quelques hectomètres pour récupérer avant que le chemin ne redescende. Le terrain est assez accidenté avec de nombreuses pierres, racines, branches et trous. C'est assez exigeant et l'obscurité n'aide pas. KM 3 : Je ne sais pas trop à quoi joue mon compagnon de course, il accélère puis semble m'attendre, une fois, deux fois, trois fois puis m'abandonne définitivement. Je me retrouve à faire la course seul et ouvrir le chemin de mes poursuivants. KM 5 : Le parcours part dans tous les sens, c'est vraiment génial et le balisage est vraiment au top. Les creux et bosses e'enchaînent et les kilomètres défilent. Nouveaux coup de cul et la descnte qui va avec pour arriver au KM 9 où je croise Cédric qui court en relais et m'informe que le premier n'est qu'à une minute. Nouvelle ascension où je sens le troisième se rapprocher. Il me semble à l'aise dans les côtes mais moins dans la relance. KM 12 : Les deux kilomètres de plat passés me permettent de le maintenir à distance temporairement mais quand les difficultés reprennent il commence à revenir. KM 13 : Cette fois il rentre sur moi et la fatigue se fait sentir notamment dans les jambes où chaque pierre ou racine manque de me faire tomber mais je m'accroche. KM 14 : Le premier est maintenant à portée de tir, il semble largement baisser le pied tandis que notre duo marche plutôt bien ; cependant un troisième homme est en train de rentrer sur notre groupe. KM 15 : Une ennième côte à raison du jeune premier qui tente de résister mais mettra rapidement le clignotant. Nous sommes deux puis rapidement trois jouer la gagne. Un jeu de poker menteur commence dans les chemins sinueux, les virages, les creux et bosses, les racines et les pierres. Chacun à notre tour, nous plaçons des pics mais nul ne semble vouloir lâcher. Puis vient une côte plus forte que les autres et le troisième saute. KM 16 : Nous sommes désormais deux à la bagarre quand je me tord la cheville. Je pense un instant le combat perdu mais ça semble tenir le coup. Nous accélérons de plus en plus pour atteindre du 3m15 au kilomètre. L'arrivée est maintenant en faux-plat montant et j'abat ma dernière carte. Je parviens à prendre quelques mètres d'avance, suffisant pour que le moral de mon adversaire du jour cède et quelle joie d'entendre : "elle est pour toi". Dernier virage en épingle pour rentrer dans l'enceinte du complexe sportif et je peux savourer cette victoire, surement la plus belle de toutes.

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Trail des Flambeaux

  • 12 novembre 2016

Flambeaux 2016Ravi du parcours du trail des Flambeaux 2015, je voulais absolument être de l'édition 2016. Cette course nocturne de 10 km est vraiment très plaisante. La Rumba a fait le déplacement en nombre pour y participer. L'ami Seb Clara est là, ce qui annonce une course disputée. Une fois n'est pas coutume, l'échauffement est plutôt pas mal et quand nous nous rendons sur la ligne de départ, je suis bien en jambes. J'espère que Benji pourra suivre le tempo imposé au départ afin que l'on se fasse une arrivée à trois sympa.

 

KM 0 : La fusée d'artifice signe du départ est tirée depuis le sommet du château et nous nous élançons en mode "grosse cuisse" (modèle déposé). Je prends rapidement la tête de la course avec dans le sillage Séb, Benji et quelques autres. Quelques marches à monter et c'est le début de la côte de l'église. Je maintiens l'allure histoire d'asphyxier un peu tout le monde. La côte avalée, nous redescendons légèrement pour remonter vers le château. KM 1 : Arrivés au sommet, nous passons enter les flambeaux avant de redescendre. J'adore ça et file à vive allure menant toujours Séb et Benji. Les escaliers -glissants dans les virages- dévalés, nous prenons la route quelques instants pour rejoindre la forêt via une belle bosse qui achèvent ceux qui seraient partis trop vite. KM 2 : Je pénètre sur le chemin forestier, quelqu'un me suit à quelques mètres mais ne me répond pas quand je demande si c'est Séb ou Benji. Dès lors, je mets le paquet pour le mettre en déroute. Problème, le mec est costaud. KM 3 : Nous rattrapons déjà les derniers du 18km partis 20 minutes avant nous, il faut jouer des appuis pour slalomer entre tout ce petit monde. KM 4 : Les sentiers sont glissants par endroit et après plusieurs glissades, je finis par tomber lourdement mais dans la boue manquant d'emmener une fille avec moi. Pas de bobos et je repars aussi sec (ou presque). 15044672_10154301171364055_114396098_oKM 5 : Séb finit par de dire que c'est lui qui me suit et quand on se retourne, il n'y a plus personne à proximité. Nous attaquons un énorme tape-cul dans lequel il est impossible de courir tant il y a de monde à marcher (en plus d'être vraiment raid), nous nous frayons un chemin avec Séb et relançons au sommet. KM 6 : Une belle descente s'offre maintenant à nous avec son lot de pierres, branches et trous et je m'en donne à coeur joie tandis que c'est au tour de Séb de se bûcher. La descente terminée, nous bifurquons à gauche (quand le 18km va à droite) pour nous rendre vers une nouvelle côte casse-pattes. KM 7 : Cette dernière avalée, une longue portion de goudron plat nous attend et on déroule les jambes. KM 9 : Le dernier kilomètre est de loin le plus intéressant. En effet, après une longue descente, il faut monter une seconde fois au château mais par les marches. Les cuisses chauffent, la respiration s'accélère et j'entends Séb grimacer derrière ; puis quand on bascule au sommet, je me fais plaisir dans la descente si bien qu'un léger trou se fait. Nous ferons finalement les derniers hectomètres ensemble, et bon joueur, Séb me laisse la victoire tandis que lui s'offre le challenge trail des Yvelines. Benji quant à lui prend la 3ème place.

15101913_10154301170954055_1074346350_oCette édition 2016 est de nouveau une franche réussite, c'est une course vraiment sympa avec son lot de difficultés (trop roulant diront certains). Il n'empêche, il faudra encore compter sur moi pour 2017 !

 

 

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Ironman 70-3 Gerardmer

  • 3 septembre 2016

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Deux semaines après mon premier triathlon, je m'attaque à un vrai défi : l'half ironman de Gérardmer. 1900m de natation, 93km de vélo et 21,1km à pied pour terminer. Plusieurs rumbasiens sont aussi de la partie (Benji, Pierre, Manu et Jean-Luc).

Fort de l'expérience de la Ferté-Bernard, j'essaie d'organiser au mieux l'ordre de mes affaires dans les sacs fournis par l'organisation afin de perdre un minimum de temps lors des transitions. Puis, je repère l'emplacement de mon vélo et de mes sacs dans les différents sas.

Il fait beau et chaud et ce depuis plusieurs jours si bien que l'eau est à 23°, température à laquelle il manque un degré pour que l'organisation puisse interdire la combinaison mais on l'a échappé belle ! L'heure du grand départ approche, il est temps d'enfiler cette satané combinaison. Après moultes efforts et moqueries de mes camarades, je finis par parvenir à mes fins. Est-il nécessaire de préciser que je l'avais mise à l'envers au premier coup...

9h29, nous sommes 1600 sur la plage du lac sous les yeux d'un public nombreux et dispersé sur une passerelle surplombant cette plage. Le speaker fait monter la pression tout en augmentant le volume de la musique. Benji est à mes côtés, en queue de peloton, notre heure viendra quand on sera sortie de l'enfer des eaux !

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Le départ est enfin donné. KM 0 : Les premiers tours de bras sont difficiles devant la masse de concurrents au m² mais aussi parce que la nage n'est vraiment pas mon fort. Je vais y aller par objectif : d'abord la bouée rouge. Les minutes défilent, les coups pleuvent mais la bouée se rapproche petit à petit. Je crois Benji par moment. Mon rythme trouvé, je dépasse la première bouée tant bien que mal (on se croirait un jour de solde à 80 aux galeries Lafayette) et les hectomètres défilent mais déjà la sortie à l'australienne vient tout dérégler. Heureusement, 1500m sont déjà faits et on entame la dernière ligne droite. Les nageurs sont très éparpillés mais certains trouvent quand même le moyen de me passer par-dessus; c'est donc l'occasion d'échanger quelques amabilités. La fatigue s'installe et les mouvement sont -encore- moins assurés qu'au départ. Pourtant, au passage de la dernière bouée, le boulot est fait, je suis vivant au sortir de l'eau. 40 minutes au chronomètre, il me faut quelques instants pour reprendre mes esprits et courir droit.

 

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Durant le trajet du lac au parc vélo, je fais sauter le haut de la combinaison. Puis je me saisis de mon sac de change, enfile mon cycliste, mon maillot, avale une compote et cours à mon vélo. Je le trouve du premier coup ! J'entends le speaker annoncer que 1200 concurrents sont déjà sortis de l'eau, ce qui constitue pour moi un premier point de repère... y'a du monde à rattraper. La transition m'aura pris 5 minutes et me voilà maintenant sur mon vélo pour effectuer trois boucles de 31km. KM 0 : Je détends les jambes car le premier col va très vite arriver mais je reprends déjà les concurrents par paquets de dix. KM 3 : La route s'élève à présent et on se croirait dans le final d'une étape du tour de France tant la foule et le bruit sont impressionnant. Ces drapeaux belges, ces sirènes et tous ces encouragements donnent des ailes. Je me fraye un chemin et continue mon ascension sur ce col de catégorie 4. La route s'élargit maintenant un peu et doubler devient moins pénible. Je bascule au sommet pour la première descente, vraiment plaisante. Je pédale à peine afin de garder un maximum de force et espérer pouvoir reprendre Benji sur la course à pied. KM 6 : Je rentre dans la vallée où un fort vent de face me scotche à la route, je prends mon mal en patience jusqu'au début du seconde col (KM 10). 21 minutes au compteur au pied du col des Saignes (catégorie 3). Ces routes de montagne sont superbes et très agréables à pratiquer. Je continue de doubler tous ces nageurs et bascule dans une nouvelle descente après 38 minutes de course (KM 15). Les cinq prochains kilomètres sont tout en descente et à 50km/h de moyenne, les kilomètres défilent à tout vitesse. KM 20 : Col de la grosse Pierre (catégorie 3), je suis vraiment bien en jambes et je ne relâche aucunement mes efforts sur ces 4 kilomètres. Je salue Arnaud au passage au sommet et avale les trois kilomètres suivants à plus de 60km/h. KM 30 : Je rentre dans Gerardmer où Manon, Cléa et les Salaun nous attendent. Un petit coucou avant de boucler ce premier tour en 1h04. Toujours bien en jambe, j'essaie de ne pas faiblir dans ce deuxième tour tout en gardant à l'esprit que c'est encore long. KM 40 : J'en termine avec le col des 4 feigne sur un meilleur rythme qu'au premier tour et rejoints la vallée où j'ai l'impression que ca souffle encore plus fort. Je prends les difficultés les une après les autres, continuant à doubler des concurrents. KM 62 : La deuxième boucle se termine (1h06) et la fatigue commence à se faire sentir. Je grimace dans les cols, les cuisses se raidifient, je passe la vallée du vent (KM 75) au ralenti afin d'éviter les crampes inutiles. Je maîtrise la montée des cols et récupère dans les descentes. KM 93 : Il me faudra 1h13 pour boucler ce dernier tour, 3h25 pour les trois tours. Peu avant de déposer le vélo, Manon m'annoce que Benji n'est qu'à 1m30 de moi. C'est étonnant de se dire qu'après 4h d'épreuve, nous avons qu'1min d'écart.

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Galvanisé, je rentre dans le parc et remarque que sa roue tourne encore, son passage est tout frais. Je change de cycliste et enfile short, maillot et chaussures. Je quitte ensuite le parc pour les 21 kilomètres (3*7km) à parcourir. KM 0 : C'est une course-poursuite qui s'engage avec Benji. J'espère ne pas le rattraper trop vite afin de ne pas lui miner le moral et pourquoi pas terminer tous les deux. Je remonte les concurrents par énormes paquets Je me sens bien et les jambes tournent en conséquences. KM 1 : 4min15, le petit chemin de terre longeant le lac laisse à une côte bitumée qui se monte en deux fois. J'aperçois malheureusement déjà Benji, ce petit point qui se rapproche. KM 2 : 8m30, la route redevient roulante et juste après le ravito, je suis sur ses talons. KM 3 : La jonction est faite, nous échangeons quelques mots et je comprends qu'il n'est pas au mieux et m'encourage à reprendre mon chemin. Le parcours perd peu ) peu de son intérêt avec un aller/retour sur une route coupée en deux par des plots. KM 5 : La première boucle se termine par une très longue ligne droite le long du lac. La chaleur est étouffante et je gère mes efforts pour ne pas attraper de crampes bêtement. KM 7 : Retour à la case départ, des passerelles en bois sont dressées comme des obstacles à notre progression. Elles passent successivement au-dessus de la foule et du lac, c'est ludique et donne beaucoup de charme à cette partie du parcours. Lactique, je refuse de prendre le bracelet justifiant que j'ai bien effectué le premier tour prenant ça pour une éponge dont je ne voulais pas... Prise de conscience 50m plus loin, je fais demi-tour, m'excuse platement auprès des bénévoles et repars un peu honteux. KM 8 : La route s'élève à nouveau et je tente de maintenir le cap. La suite de la course se passe pour moi sans encombre, je finis ma deuxième (KM 15) en 34 minute (aussi vite que pour la première) puis ma troisième boucle (KM 21) non sans souffrance en 35 minutes pour un total d'1h43. La dernière ligne droite fut pour moi une vraie fierté. Usé, je savoure ces derniers mètres... 5h55 d'efforts, une belle 336e place. C'est 530 places gagnées à vélo et 230 de plus à pied.

Coup de chapeau à Benji qui malgré son coup de moins bien à vélo améliore de presque 30 minutes sa marque sur ce même parcours en 6h08.

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Pour un premier tri

  • 21 août 2016

Après un bon été à s'entraîner, il est temps de mettre tout ça en application. Direction le triathlon de la Ferté-Bernard avec toute la clic de la Rumba. Au programme : 500m de natation, 20km de vélo et 5km à pied. Rien de bien méchant finalement.

ferté2KM 0 : Nous sommes tous en ligne sur la plage quand le départ est donné. (In)fidèle à mes habitudes, je ne pars pas devant pour ne pas me retrouver dans la machine à laver. Je nage tant bien que mal de bouée en bouée où à chacune d'elle, il faut jouer des coudes pour ne pas se faire piétiner. Après 14 minutes d'effort, je finis par sortir de cette eau finalement pas si froide à la 159e place.

Je profite des quelques mètres qui me séparent de mon vélo pour commencer à retirer mes lunettes, mon bonnet, ma combinaison. Et quand j'y parviens, je ne tiens plus debout et dois donc m'asseoir pour me changer. Transition pas très efficace pour une première surtout quand tu dois faire demain-tour car tu n'as pas pris ton dossard...

 

ferté1KM 0 : C'est parti pour le vélo, engin sur lequel je suis sensé être plus à l'aise que dans l'eau. KM 1 : Pas vraiment le temps de récupérer que dejà la route s'élève. Benji est sorti de l'eau légèrement avant moi et sa transition n'a pu être que meilleure que la mienne, va falloir cravacher pour revenir sur ce qui est son point fort. KM 6 : Deuxième bosse de la matinée qui commence à picoter les mollets. Je profite de la descente pour récupérer avant d'attaquer au KM 9 : la dernière grosse difficulté de la journée où Pierre ne peut résister à mon retour ; du moins, c'est ce que je croyais car il revient rapidement à mon niveau sur le plat pour ne plus me quitter et même se jouer de moi dans la dernière ligne droite. Les 20 kilomètres sont bouclés en 37 minutes et je gagne 61 places.

Je saute de mon vélo avant de rentrer dans le parc et croise Benjamin qui en sort déjà, je rejoints ma place et souhaite enfiler mes chaussures debout mais dois de nouveau m'asseoir car les crampes me prennent. Dans tout ça, j'en oublie d'enlever mon casque, ce qui me vaudra les moqueries du speaker et par la suite de mes camarades...

 

fertéKM 0 : Les jambes sont lourdes et je ne démarre pas trop vite pour ne pas cramper. Deux tours d'étang au programme. Je monte en puissance mais la fatigue et le manque d'expérience m'empêchent de donner plus. Il me faudra finalement 18min08 (7e temps quand même) pour boucler les cinq kilomètres et me faire gagner de nouveau 49 places.

Au final, j'empoche la 49e place mais surtout une expérience considérable en vue de l'échéance prochaine qu'est l'half ironman de Gérardmer. Benji termine devant cette fois-ci mais ce n'est que partie remise !

 

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09 octobre 2016

De retour sur la route

  • 9 octobre 2016

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Ayant eu la chance de gagner un dossard pour les 20km de Paris, je m'en vais avec l'ami Benji pour passer un bon moment et sans grande prétention au regard du peu d'entrainement accumulé sur goudron ces derniers temps. Peut-être que les restes de la prépa pour Gerardmer suffiront à faire un bon chrono. Après un bon échauffement, il est temps de prendre place dans le sas de départ avec plus de 25000 autres coureurs. La température est fraîche mais somme toute idéale pour courir.


KM 0
: Je pars fort et tente de me frayer un chemin entre ceux qui sont dans le sas préférentiel ou élite et qui n'ont rien d'autre à y faire que d'em***der le monde. KM 1 : en 3m45. Je remonte à présent vers le rond point de l'étoile et passe le KM 2 de nouveau en 3m45. L'avenue Foch permet maintenant de nous étaler et de prendre notre rythme normal. Je salue Pascal des dunes d'espoir au passage et continue ma route. Je déroule la foulée et passe en 3m30 au km. Je salue à présent les Salaun venus nous encourager. 

DSCF1738

KM 5 : Nous traversons à présent le bois de Longchamp continuant sur cette allure qui me sied à merveille. KM 9 : Passage le long de l'hippodrome d'Auteuil avant d'atteindre le KM 10 en 36min 08. Je me sens vraiment bien et continue d'enchainer les kilomètres à bon rythme tout en remontant petit à petit sur la concurrence. KM 11 : Nous rejoignons les quais de Seine pour 7 kilomètres de bonheur. Les petites côtes et descentes pour passer dans les tunnels sont assez casse-pattes mais aujourd'hui rien ne semble pouvoir m'arrêter. KM 14 : Un petit passage par le champ de mars (rive gauche) mais pas le temps d'admirer la Tour Eiffel qu'il faut déjà prolonger l'effort jusqu'au jardin des jardin des Tuileries pour avoir le droit de faire demi-tour. KM 17 : La Seine traversée, nous passons devant le musée d'Orsay puis l'assemblée nationale avant de rejoindre le champ de mars pour l'arrivée. Ces trois derniers kilomètres sont plus compliqués mais je parviens à maintenir un rythme efficace, bien tiré il faut le dire par un autre membre de la team Tomtom que j'aurais aimé dépasser. KM 20 : Je franchis finalement la ligne d'arrivée en 1h12m34 et prends la 105e position. C'est 2 minutes de mieux qu'il y a deux ans. Je suis plutôt satisfait de mon temps et constate que malgré mon orientation trail de ces derniers temps, je n'ai pas tout perdu.



 

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27 septembre 2016

La Maxi Race d'Annecy

  • 28 mai 2016

Le grand jour est arrivé. La nuit a été courte et nous sommes maintenant sur la ligne de départ avec l'ami Pierrot. Frontale sur le front, il est 3h30. La température est bonne, la météo favorable. Nous pouvons attaquer le tour du lac d'Annecy par les sommets de manière tout à fait détendue. Au programme du jour, 83km et 5200m de dénivelé avec les ascensions du Semnoz, du Forclaz, des contrebandiers, du mont baron et Veyrier... Une dernière accolade à mon compagnon d'infortune et nous nous engageons dans le sas dé départ.

maxi race 2KM 0 : Le départ est festif et dans la fumée rouge des fumigènes. Je pars sur un petit rythme sous le regard de la foule amassée sur les côtés, autour de 4"40 au kilomètre en attendant le début des hostilités. Nous contournons le lac par des sentiers plats, sorte de calme avant la tempête. Je profite de ce paysage magnifique, de la brume sur le lac et de sa faune paisible. KM 3 : Nous quittons désormais la route pour entamer la première difficulté du jour : le Semnoz. Je suis bien en jambes et monte à bon rythme dans les sentiers forestiers. Je remonte les concurrents par paquets de dix et l'air de rien, je laisse peut être l'euphorie prendre le pas sur la raison si bien que je dépasse maintenant les premières féminines... KM 10 : Déjà 1h08 de course et je suis toujours au taquet, il reste 7 km d'ascension mais rien ne semble pouvoir m'abattre. Je profite du paysage en pensant à bien boire tous les 1/4 d'heure et m'alimenter toutes les 1/2 heures. KM 16 : J'avale les kilomètres sur ces sentiers étroits et parfois bien raids mais le sommet se rapproche à grands pas. La température est maintenant plus fraîche, il est 5h30 et le soleil commence à faire son apparition. KM 18 : je bascule enfin au sommet, passe au premier ravito. Je remplis ma poche d'eau, vide après ces 15 premiers kilomètres de montée et repars sous les encouragements de Stéphanie pour 10 kilomètres de descente. 

maxi race1KM 23 : 2h45 de course et je suis sur toujours bien en jambe mais une douleur, sorte de pointe, se déclenche au niveau des adducteurs. Elle s'intensifie au fil des kilomètres et je casse le rythme afin de ne pas l'accentuer plus encore. KM 28 : 3h15 de course, la descente est terminée mais la douleur est insupportable. J'entame le col de la Cochette en marchant à l'aide de mes précieux bâtons (merci Aude). 7h15 : le jour est bien levé, on peut admirer la beauté des paysages. KM 33 : Je bascule au sommet après 4h25 de course et déjà plus de 2200m de dénivelé, direction Doussard, je marche depuis de nombreux kilomètres et j'espère voir la douleur passer car il reste 50km et ça risque d'être long. Je n'envisage pas l'abandon avant Doussard (KM 44) où je pourrai faire le bilan. La descente est malheureusement pire que la montée mais je serre les dents. Les concurrents me doublent par paquet de dix mais cela n'a plus aucune importance. Parti ambitieux -malgré le flagrant manque d'entraianement- je n'espère maintenant plus que terminer la course. KM 41 : Nous regagnons la route pour quelques kilomètres de plat direction le ravito de Doussard. La douleur est bien moins forte sur le plat ce qui me permet de reprendre confiance. Stef' est de nouveau là, ce qui est réconfortant. KM 44 : Je profite du ravitaillement pour m'étirer longuement, bien me restaurer, soigner les ampoules et changer de chaussettes ! Après 20 minutes de pause, les batteries sont quelques peu rechargées. J'ai 6h50 d'efforts au compteur, il reste 40km à parcourir. La douleur est toujours là mais le bonhomme est têtu et il va terminer !

maxi raceKM 46 : Après 2 kilomètres de route, il est temps de repasser aux choses sérieuses avec l'ascension du Semnoz : 12 km à tout casser. Je me permets de donner du rythme car j'ai retrouvé du jus. Mais il me faudra tout de même près de 2h40 pour m'en affranchir. KM 58 : La descente me meurtrit malheureusement et je dois marcher voire boiter pour descendre. Je prends donc ces 11km de mal en patience en attendant que ça remonte. KM 70 : 2h20 plus tard (12h10 de course), j'atteinds le dernier ravitaillement à Menthon saint Bernard. Je prends quelques minutes pour manger mais ne traîne pas car je sais maintenant ce qui m'attend car nous avons repéré cette partie du parcours avec l'ami Pierrot. J'entame le dernier gros morceau avec les ascensions successives des contrebandiers, Mont baron et Mont Veryer, j'alterne course et marche rapide. Les sensations sont de nouveau là (et le plaisir par la même occasion) et la confiance revient. Je recommence à gagner des places. Quelle(s) vue(s) quand on prend le temps de lever la tête ! KM 78 : Fin des côtes, 14h15 de course, il ne reste qu'à redescendre et rejoindre la plage. Les jambes sont raides mais je descends à vive allure. C'est comme si je n'avais pas couru... adrénaline ? Folie passagère ? J'avale les lacets à vitesse folle en priant que les crampes ne me rennent pas ce qui causerait une chute à coup sûr. KM 82 : Je rejoins enfin le plancher des vaches pour le dernier kilomètre. Les gens applaudissent mais beaucoup n'ont pas la moindre idée de ce qu'il s'est passé durant plus de 15 heures (et ne le seront sûrement jamais). De l'excitation, de la douleur, de l'émerveillement, des doutes et finalement de la joie et de l'émotion, beaucoup d'émotion. Mal embarqué dans cette aventure avec rapidement de grosses douleurs, je boucle mes 83 kilomètres en 15h06 à la 296ème place.

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