Cours Toujours

04 juillet 2018

Triathlon de Paris

  • 1er juillet 2018

 

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Ce weekend, c'est triathlon de Paris ! Une course de préparation pour l'objectif de l'été : l'half ironman de l'alpe d'Huez. La semaine n'a pas été de tout repos et le samedi non plus avec quelques 50km de vélo.

En ce dimanche annoncé caniculaire, le bassin de la Villette est trop chaud pour autoriser la combinaison. Je me lancerai donc simplement équipé de ma trifonction pour les 1500m de natation. Tous aglutinés sur le quai, nous attendons le départ qui est finalement donné dans la plus grande confusion. Nous voilà tous à devoir nous jeter à l'eau 5 par 5 (sachant qu'on est 3000...).

Une fois à la baille j'entame les premiers tours de bras en espérant ne pas excéder les 40min. Mais je me rends rapidement compte que le manque d'entrainement et l'interdiction de la combinaison ne seront pas des alliés aujourd'hui. Je prends donc mon mal en patience en essayant de trouver un rythme de croisière mais je n'y parviens pas de suite. Malgré la place dont je dispose, je peine à nager correctement et avale beaucoup d'eau. "Comment on peut prendre du plaisir à nager ?" La question me revient à l'esprit à plusieurs reprises tandis que les mètres défilent peu à peu et c'est seulement après le passage au kilomètre que je trouve une nage confortable à défaut d'être académique.

J'aperçois enfin l'escalier de sortie quand un nageur de mes deux m'assenne un grand coup au visage, ce qui me sonne légèrement et m'énerve fortement mais je prends sur moi et sors de l'eau pour la première transition. 1675e chrono en 40min36.

ld_45558494Je rejoins donc mon vélo, mets mon casque, bois un coup et avale une compote avant de repartir en poussant mon vélo vers la sortie. Une fois dehors, j'enfourche la machine et enfile mes chaussures fixées aux pédales. Je démarre fort mais dois rapidement réduire l'allure quand nous attaquons un secteur pavé. Les secousses sont saisissantes et je dois à tout prix éviter la crevaison comme nombre de concurrents déjà piégés. Cette portion traversée, j'attaque fort pour rattraper le temps perdu à nager. Bien en jambes, je double par paquet de 10. Passage par la butte Montmartre rapidement avalée et redescente à plus de 60km/h direction le bois de Boulogne. Je reconnais le parcours des 20km de Paris ainsi que celui du marathon ce n'est pas très ludique d'autant que la route est soit défoncée, soit recouverte de petits pavés avec de nombreux virages en épingles qui cassent le rythme et obligent à relancer en permanence. Je maintiens le cap toujours bien incapable de rattraper une bonne roue ; ils sont déjà trop loin.  

Orphelin de prolongateur car le mien est non-homologué pour cette distance, je suis agrippé à mes cocottes et bourre comme un âne pour maintenir le 40km/h de moyenne. Il faut attendre les cinq derniers kilomètres qui se font sur les quais de Seine, pour avoir un bitume de très bonne qualité ; c'est un vrai régale. Je ne m'économise toujours pas poursuivant mes efforts jusque dans les derniers mètres. Je saute ainsi du vélo juste avant la ligne et pénètre dans le sas de transition 2 situé au champ de Mars. 1h02, 242ème temps à vélo et me voilà 750ème, 700 places de gagnées. 

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Je grappille encore 100 places durant la transition où je me contente de retirer mon casque et d'enfiler mes chaussures avant de repartir. Toujours très en jambe, je pars sur l'allure que j'aimerais tenir peu ou prou cet été, autour de 4min/km. Je continue de remonter sur ce circuit de deux boucles allant de Beaugrenelle au quai Branly. La chaleur fait de gros dégâts et je vois de nombreux concurrents pris de crampes. Les deux passages au ravito ne sont pas du luxe, je prends quelques instants pour m'abreuver (le mot n'est pas trop fort). 

Je boucle finalement sans faiblir les 11km en 42min et signe le 23ème temps ce qui me permet de glaner 400 nouvelles places et de flirter avec le top 200.

Je n'ai pas une grande expérience du triathlon mais celui-là ne restera -au-delà de la mesure de mon

 niveau de forme- pas mon plus beau souvenir. Entre le casse-tête du samedi pour déposer le vélo et récupérer le dossard, le manque criant d'indications et le faible niveau de brief des bénévoles (qui sont néanmoins de très bonne volonté), c'est beaucoup de fatigue accumulée pour pas grand chose. De plus, je n'ai pas du tout apprécié le secteur pavé qui fait plus peur pour la santé du vélo qu'autre chose mais après tout, cela n'engage que moi. Enfin, l'heure passée après la course pour récupérer les sacs de consigne m'a achevé.

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14 juin 2018

Trail d'Angers

  • 3 juin 2018
Après les 25km du trail des cerfs de la semaine dernière, j'enchaîne cette semaine sur les 28km du trail d'Angers. Histoire de rajouter à la fatigue ambiante, la nuit n'a pas été de tout repos et la navette nous amenant au départ surprise est à prendre à 6h30. Qu'importe ! Il fait déjà chaud quand nous arrivons à Trélazé et après une longue attente dans la salle de spectacle, on ne nous laisse que quelques minutes pour nous échauffer.
Plusieurs rumbasiens sont également au départ : Benji, Stéphane ainsi que Couette-couette, Véro et Tim avec les goélettes.

KM 0 : Un gros plateau est prévu aujourd'hui et il va falloir s'accrocher pour entrer dans le top 10. Le départ est donné dans une certaine confusion et après un gros effort pour sortir de la masse, je me mets au train pour garder des forces en prévision des nombreux escaliers habituellement empruntés sur le parcours pendant que certains coureurs du 18 et du 28km partent très forts. KM 2 : Je rattrape les goélettes parties peu avant nous et salue rapidement les copains venus les porter avant d'entrer dans les ardoisières. Les chemins sont caractéristiques du secteur avec de belles ardoises en guise de décor et un passage obligatoire par le lac bleu avant d'enchaîner quelques petites côtes pour terminer la boucle et repartir vers Angers. KM 5 :  Je partage à présent la route avec une vieille connaissance qui effectue les 18km. Les écarts sont à présent faits et il s'agit maintenant de refaire le retard pris sur les autres. 
KM 7 : Le trajet est jusqu'ici très roulant mais commence à se joncher de nombreuses difficultés que sont les escaliers à commencer par ceux du lycée et du collège Mongazon non-loin du stade Raymond Kopa avant d'enchaîner avec ceux de la piscine qui nous offre en redescendant une vue sur l'intérieur du bassin. Passage au KM 10 en 39min, je suis dans les clous pour tenir l'objectif moins de deux heures. Alors que j'ai perdu l'ami Jimmy depuis peu, je reviens progressivement sur un concurrent dans l'enchaînement d'escaliers à travers l'école d'agriculture et l'université catholique de l'ouest. Ces portions sont extrêmement ludiques à courir avec nombres de relances dans les couloirs et de quoi bien se chauffer les cuissots. Puis retour sur le bitume pour traverser d'abord un stade puis les archives départementales.
KM 15 : Je reprends enfin mon lièvre et après quelques instants à discuter, je repars de plus bel sans me douter qu'il parviendrait à me suivre à une cinquantaine de mètres. KM 16 : Je ne ralentis pas la cadence autour de 4min/km en espérant que cela suffira à décrocher mon suiveur mais rien à faire. On traverse les archives, avant de redescendre vers la Maine et la longer. KM 18 : Nouvelle belle côte avant de retrouver la rive puis de traverser le célèbre pont de Pruniers et de repartir à la conquête d'Angers depuis l'autre rive. KM 20 : Je comprends que mon adversaire du jour ne lâchera pas et j'ai vraiment horreur de cette position de "chassé". Je ralentis légèrement la cadence pour lui permettre de rentrer. Je profite à présent du passage dans le camping du lac de maine pour boire et m'asperger aux robinets. Nous courons maintenant en duo, rejoignons rapidement le ravitaillement du KM 21 avant de traverser la plage de la base de loisirs. KM 23 : Après 4 kilomètres un peu moins rapides, je tente une attaque en espérant couper les jambes de mon camarade; et l'écart se creuse rapidement mais pas définitivement. KM 24 : J'arrive maintenant dans le centre d'Angers et les difficultés sont de retour avec notamment une visite du théâtre du quai du hall au toit... et sans ascenseur. Je dispose toujours de mes 50 mètres d'avance au sortir du théâtre et je reprends le bitume direction la cathédrale. KM 26 : Toujours bien en jambes, j'avale les marches de la montée Saint Maurice 2 par 2 avant de rejoindre le château. En entrant dans la cour, j'aperçois toujours mon poursuivant à mes trousses qui revient fort, très fort si bien qu'il arrive à ma hauteur sur les remparts. Je ne donne à présent pas cher de ma peau mais comme il n'accélère pas, je parviens à rester dans ses pas.
KM 27 : L'arrivée approche et nous savons à présent tous les deux comment ca va se terminer... il va falloir passer par le sprint. Nous avons trop donner pour lâcher quoi que ce soit maintenant. C'est parti pour une ligne droite de 500 mètres légèrement en descente avant les 80 derniers mètres qui s'avalent en deux virages.
D'abord derrière, j'y reste 200 mètres avant de commencer à fournir mon effort. Aux coude-à-coude, ce sprint me paraît interminable et je parviens d'un coup de rein à me faufiler entre lui et un autre coureur avant de lancer le dernier assaut. Je passe en tête au bout des 500 mètres et cette fois mon adversaire ne reviendra pas dans les derniers mètres.
Je boucle finalement ces 28km en 1h57 à la neuvième position, contrat rempli. 
Tout Angers bouge est une course appréciable de par la diversité des monuments traversés et ce, malgré ses quelques longueurs pour les rejoindre. Le départ surprise constitue un vrai plus pour les locaux. Un gros coup de chapeau aux goélettes qui ont du énormément souffrir de la chaleur et de ces marches à répétition.

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07 juin 2018

Trail des cerfs

  • 26 mai 2018

En panne de compétition depuis plusieurs semaines et quelques jours après avoir multiplié les cols autour du lac d'Annecy, je profite d'un dossard libre pour me rendre sur la trail des cerfs avec les copains. La préparation pour le triathlon de l'Alpe d'Huez bat son plein et la fatigue -couplée aux pollens- est bien présente mais il est nécessaire d'en passer par là.

KM 0 : Après un échauffemet plus que léger, je m'engage pour les 25km à parourir. Conscient d'avoir explosé il y a quelques années sur cette même course, je pars prudemment malgré un terrain plus que roulant une fois les deux premiers kilomètres montants avalés. KM 2 : Je me mets maintenant au train et profite du parcours constitué à la fois de larges artères forestières avec parfois un peu de boue mais aussi de nombreux singles très agréables à parcourir à toutes enjambées. Entre sable et fougères, il y en a pour tous les goûts et le passage est parfois très étroit. Je suis désormais bien en jambes et remonte peu à peu sur mes concurrents.

Mais c'est à partir du KM 10 que les choses commencent à se corser. Et bientôt c'est un peu les montagnes russes qui se jouent. Je passe dorénavant à l'attaque en accélérant peu à peu et les sensations sont à présent excellentes. J'enchaîne les difficultés et accumule les kilomètres entre pétards, singles et descentes. KM 21 : Je reprends un nouveau concurrent à l'entame de cette dernière bosse et creuse le trou avant la descente finale vers l'arrivée.   

 

Je franchis finalement la ligne en 5ème position après 1h47 d'effort et finalement sans trop forcer. La chaleur était au rendez-vous aujourd'hui mais n'a pas cependant empêchée nos valeureux rumbasiens de regagner l'arrivée et de réaliser des performances très intéressantes. Place maintenant à la prochaine échéance après une nouvelle grosse semaine d'entrainement avec les 28km du trail d'Angers.

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11 avril 2018

Guyancourse

  • 8 avril 2018

Une semaine après de gros efforts en Bretagne enchaînés avec une belle semaine, une deuxième course s'annonce. Mais cette fois, ce sera en duo avec mon sparring : l'éternel Benji. 11km au menu à base de route, chemin et une seule "côte". Au départ de BDA, nous rejoignons avec les camarades rumbasiens le lieu de compétition. Cela va constituer une belle entrée en matière pour l'échauffement que l'on terminera par quelques accélérations.

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KM 0 : Sous les yeux de nos princesses, nous sommes fin prêts à remporter les 3 mois d'abonnement à la salle de sport qui sont en jeu... Le coup de pistolet retentit. Nous démarrons vite pour nous positionner devant dans ces 600 premiers mètres de bitume avant de relâcher un peu la pression en entrant dans la forêt. Passage en 3"25 au KM 1, nous filons à présent vers l'étang du moulin, l'objectif étant d'en faire le tour. Je laisse Benji gérer l'allure afin de ne pas lui fracasser les pattes trop tôt. KM 4 : Chacun a à présent trouvé sa place et gère sa course. Benji semble bien en jambe tandis que nous atteignons la queue de l'étang. Je profite de la balade en prenant soin de garder mon collègue aux aguets et il tient pour l'instant un très bon rythme. Nous reprenons un à un les concurrents partis trop vite. KM 6 : Nous atteignons maintenant les étangs du Val d'or où nous entamons le retour vers le stade. Mon bînome grimace mais je crois que la côte où plusieurs concurrents explosent littéralement l'a requinqué ! Alors que nous grimpons à grandes enjambées, les routards sont à la peine. Il s'agit désormais de résister à leur retour sur le plat à venir. KM 8 : Notre relance est immédiate au sommet. Trois personnes en ligne de mire et trois kilomètres pour à la fois essayer de rentrer sans pour autant craquer. Un habile jeu de chat et souris est lancé. Je ne lâche pas l'aminch' et l'encourage alors qu'il commence à souffrir. Nous reprenons encore du monde sur un terrain qui nous convient bien quand il est parsemé de boue, pierre et faux-plats. KM 10 : Dernière bosse et nous sommes de retour sur le bitume. 800m à résister pour valider notre position. Benji tient le choc et parvient même à en remettre une couche. Nous rentrons maintenant dans le stade où les derniers 200m sont à parcourir sur la piste.

 

Nous prenons finalement les 5 et 6ème places au scratch et la première en duo en bouclant en moins de 41m. Pari tenu, nous repartons avec une belle corbeille de fruits et nos 3 mois d'abonnement à la salle de sport. Benji a montré aujourd'hui qu'il avait quelques talents de routard alors que cela n'est pas l'essentiel de notre préparation. Un grand merci aux filles qui sont venus nous voir et aux rumbasiens présents pour nous encourager.

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02 avril 2018

Trail du bord de mer (Arzon)

  • 01 avril 2018

Pour la deuxième année consécutive, notre sortie club va se dérouler en Bretagne. Nous choisissons cette fois la côte sud en posant les camelbaks à Arzon non-loin de Vannes. Une fois n'est pas coutume, je m'aligne sur la petite distance : le 15km. Fort de grosses séances ces dernières semaines, je suis bien en forme mais risque tout de même de manquer de résistance à la vitesse pour une si petite distance. La stratégie du jour va donc consister à partir très vite en espérant tenir sur les derniers kilomètres au retour des routards plus rapides sur le papier.

Je réalise un échauffement sérieux histoire de ne pas souffrir des cuisses dans les premiers instants de course et je me rends dans le sas de départ.

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KM 0 : Ca démarre sur les chapeaux de roue avec un groupe déjà formé de 10 coureurs affamés qui déboulent dans les rues d'Arzon. Ça chauffe les cuisses et nous passons le premier mil autour des 3"20 et le second en 3"30. Le ménage est fait, la stratégie fonctionne et les écarts se creusent. Je suis calé en seconde position avec une meute aux trousses mais je décide de m'en tenir au plan et ne lâche pas la pression. Nous quittons le bitume pour le chemin côtier qui sera lui nettement plus à mon avantage. KM 3 : Je me fais sonner les cloches par Hyahya juste avant que la route ne se transforme en chemin et se resserre, les racines se multiplient et les pierres font leur apparition. Je rattrape de très nombreux concurrents du 28km dont beaucoup sont Rumbasiens et y vont de leurs encouragements, un vrai régal. Je longe à présent la mer côté golfe mais n'y prête pas trop attention car la vigilance doit être extrême sur ces surfaces très instables. KM 5 : Je ne traîne toujours pas en chemin et constate que la stratégie a fonctionné. Le premier est loin devant mais mis à part le troisième homme qui me suit à 50m (et qui je sens bien qu'il attend seulement le bon moment pour fondre sur moi), un trou est fait. 

KM 7 : Le sol était jusque-là plutôt sec mais cela devient à présent un vrai bourbier. De très nombreuses flaques jonchent le sol. Pas de quoi m'affoler au regard de l'état de la forêt de BDA ces derniers mois, je passe donc au travers quitte à arroser les pauvres concurrents du 28km qui prennent grand soin à les éviter. Nous quittons la côte (nord) pour rejoindre la côte (sud) toujours dans les flaques et malgré la fatigue qui s'installe, je fais tout ce qu'il faut pour ne pas laisser revenir celui qui me traque maintenant depuis de nombreux kilomètres. Mais il commence bientôt à fournir son effort et me rejoint au KM 10. 40 minutes au chronomètre, il doit m'en rester pour 20 minutes. Je m'accroche à ses basques et ça fonctionne pas mal jusqu'au KM 12 : celui de la plage à longer. Dès les premiers mètres il s'échappe, courant sur le sable comme si c'était du bitume. Je suis totalement impuissant, cherchant de l'accroche sur la grève (non), en haut (non), au milieu (pas mieux). Je me résous à laisser filer en espérant qu'il craque. Je dépasse de nouveaux rumbasiens tout aussi déstabilisés que moi par ce passage sur le sable.

KM 13 : Je récupère le sentier côtier, un peu marqué et en difficulté pour relancer. Mais voyant un nouveau concurrent à 50m derrière, je ne réfléchis plus et me lance dans un contre-la-montre de 2.5km pour rejoindre le port et la ligne d'arrivée et sauver ma place sur la boîte. 3"45 sur le KM 14 fait de single biscornus propices à de nombreuses relances mais il continue de se rapprocher. Je gagne à présent le port sous le bruit de la cloche de Hyahya, relance l'allure avec des cuisses bien raides. L'écart reste stable et boucle se KM 15 en 3"35. Reste 100m à parcourir, j'ai résisté au retour du routard : pari gagné ! Je conclus donc en 1h01 sur la troisième marche du podium.

Une bien belle course aujourd'hui sur un parcours roulant dans l'ensemble mais exigeant aussi bien dans la concentration nécessaire pour ne pas chuter sur une racine (n'est-ce pas Sandra ?) ou dans la boue (Cédric) mais aussi physiquement avec des appuis difficiles et la plage de fin de parcours (Cricri ?). Au final, seule la météo aura fait défaut aujourd'hui (et peut-être quelques squats pour la puissance dans le sable) sans oublier la pensée pour nos nouveaux parents :-). 

Je voudrais quand même remercier les copains de la Rumba pour tous leurs encouragements sur le parcours, ça fait toujours du bien mais aussi pour avoir fait de ce nouveau weekend sortie club un moment unique dont on se rappellera encore dans quelques années avec les Balthazar; l'ESP, le pestacle des "Yeuves" et la sortie fracassante de Véro... Forza Rumba.

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11 février 2018

Maxi cross, maxi plaisir à Bouffémont

  • 11 février 2018

Après une semaine agitée par la neige qui n'a tout de même pas été de tout repos, il est temps de reprendre le chemin de la compétition. Nous sommes 3 rumbasiens à relever le défi proposé par Aurélien Collet au Maxicross de Bouffémont. Quand les courses routes sont annulées, c'est le trail qui se régale des bains de boue.

Décollage matinal de Gil, Eric et moi-même pour les 25km et leur 850 de D+ au programme. Tous les favoris sont bien présents et cette édition s'annonce extrêmement relevée. 

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A peine le temps de s'échauffer qu'il faut déjà s'élancer à travers les rues de Bouffémont pour rejoindre la forêt. KM 0 : Déjà la route s'élève et il n'y aura que très peu de passages plats aujourd'hui. KM 2 : Nous entrons dans la forêt de Montmorency et le décor est tout de suite posé. De la gadoue et des trous d'eau glacée en guise de bienvenue. KM 3 : Nous formons un petit groupe en embuscade dans les pas de la team outdoor et de ses monstres et je me sens aujourd'hui bien le coup. KM 5 : La chasse à l'homme continue dans les bois où le rythme ne faiblit pas malgré l'enchaînement de côtes et descentes. Les amas de boue sont impressionnants mais offrent un matelas très confortable à courir dans les descentes. KM 10 : 48min au compteur et toujours aussi bien en jambes, le terrain de jeu oscille entre boue, glace, neige, troncs, branches, virages, escaliers.... ce qui le rend aussi ludique qu'exigeant. Les kilomètres passent et soudain (KM 14), j'aperçois un anorak rouge, un sac noir et un boeuf breton ; nul doute qu'il s'agit de Rico.

Je reviens à sa hauteur avec un "qu'est-ce que tu fous là toi ?"

"Je ne sais pas" qu'il me répond l'effronté.

Il s'avère qu'un balisage peut être un peu faiblard soit à l'origine de plusieurs erreurs d'aiguillage dont Eric qui gratte un kilomètre dans l'affaire.

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Je me lance donc dans une course poursuite avec les "coupeurs de parcours". KM 15 : Le dégel continue de faire ses effets et de nombreuses portions voient nos pieds s'enfoncer jusqu'aux chevilles quand d'autres parties sont extrêmement dures et glissantes. Je semble pourtant aujourd'hui inarrêtable et continue l'effort sans faiblir. Je continue de remonter entre concurrents et coureurs du 41km. KM 19 : Un serpentin s'offre à nous avec une série de 2 côtes à monter puis redescendre quelques mètres plus loin (corde à l'appui tant c'est raid et glissant). Puis reprise au train dans les single forestiers où je perds pour la première fois l'équilibre et cogne le genou au sol ; simple frayeur (KM 20). Je suis à la lutte avec un concurrent que je n'arrive pas à semer malgré plusieurs accélérations. Nouvelle longue descente très boueuse où mets le paquer mais pars à la faute dans le dernier virage et m'étale de tout mon long dans la boue. Je suis sale et trempé mais heureux de pouvoir me relever au regard de la lourdeur de la chute. J'enchaîne avec le plus gros pétard du jour (KM 22) où je marche pour garder des forces sur la relance ce qui offre l'opportunité à mon poursuivant de se rapprocher. Nouveau coup de canon au sommet, celui-ci sera décisif. KM 25 : Retour dans les rues de Bouffémont pour couper la ligne en 11ème position théorique en 2h11.

Je suis très satisfait de ma course du jour avec une bonne gestion de mes forces. Je suis aussi très content d'avoir été en si bonne forme au regard de la difficulté du parcours qui peut rapidement devenir très pénible en cas de défaillanc

e. On peut féliciter l'organisation pour ce tracé ludique du début à la fin. Pas de quoi s'ennuyer avec une grande variété de paysages et de supports (route, bois, chemin, single, boue, escalier, petites et grandes côtes, troncs, branches...). Un des plus beaux trail de région parisienne à n'en pas douter !

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12 décembre 2017

Un vertrail paré d'or

  • 9 décembre 2017

Quinze jours de pause totale, il est temps de retourner se dégourdir les jambes là où il y a du vert, de la boue, des côtes et en plus la nuit :-). Vainqueur sortant du Vertrail de Versailles, je choisis cette année de réaliser la formule relais avec l'ami Benji qui remet lui aussi la machine en route pour l'occasion. Fiévreux depuis deux jours, j'aurai peut-être mieux fait de rester couché mais j'ai tellement aimé le parcours en 2016 que je refuse cette éventualité. Jaurai par la même occasion raté l'opportunité de porter le mythique DOSSARD 512.

Le départ est programmé à 17h45, Benji parcourra les 9 premiers kilomètres et je finirai le boulot avec les huit derniers. Il fait vraiment froid ce soir, nous trottinons beaucoup pour nous réchauffer. Une tape au cul et je laisse Benji à ses affaires pour me mettre à quelques hectomètres du départ pour l'encourager à son passage.

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KM 0 : Une nuée de lampes frontales se lance au top départ, difficile d'y reconnaître qui que ce soit (Benji, Cédric, Pierre, Aurélie...). Je continue à présent de trotter avant de rejoindre la halle chauffée et éclairée, lieu de passage du 4ème kilomètre. KM 4 : Le groupe de tête passe et Benji leur colle au train, il va maintenant pour lui falloir s'accrocher car ce n'est jamais simple de résister à des mec pareils. Il me faut maintenant rejoindre le point de passage de relais du KM 9 : Cela me permet de terminer mon échauffement en attendant l'arrivée des valeureux ouvreurs à vélo. Au passage des coureurs, des écarts sont à présent faits et j'espère que mon compagnon a réussi à limiter les dégâts et surtout à faire le trou sur la concurrence en relais qui traînait seulement 20 seconde derrière au KM 4 (au regard de mon état de santé, chaque seconde peut compter). Le voilà à la 8ème place en 39 minutes avec deux petites minutes seulement de perdues sur l'athlète qui survole la course (et que j'ai pourtant déchu de son trône l'année passée par miracle). 

Je récupère le chouchou témoin et part en trombe dans la côte de départ (300m - 45 D+), avale deux concurrents et relance au sommet. Que du bonheur de rechausser les "pointes". Je m'éclate comme un gosse dans les single de la forêt de Porchefontaine. Moins de quatre minutes sur ce KM 10, je suis bien en jambes malgré la fièvre et le froid qui me brûle la gorge. Puisque nous sommes là pour l'emporter et que j'ignore complètement où se trouve la concurrence, je maintiens le rythme sur ce KM 11 qui traverse le plateau de Vélizy parfaitement boueux. KM 12 : Le parcours s'anime fortement maintenant avec un enchaînement de côtes et descentes où il faut un grand sens de l'équilibre pour ne pas partir à la faute. KM 17 : Dernier kilomètre à parcourir, je me sens plutôt bien et parviens même à accélérer pour ne pas voir revenir les halos lumineux non-loin derrière qui pourraient très bien être des relayeurs. J'avale finalement mes 8km et ses 220 de D+ en 36min.

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Le relais Labrador a de nouveau brillé ce soir en emportant la première place en relais (la cinquième au scratch). Benji m'a clairement placé sur orbite avec une très grosse performance si bien qu'il ne me restait plus qu'à ne pas laisser revenir de derrière. Le Vertrail est à coup sûr une des plus belles courses à laquelle j'ai pu participer avec des lycéens organisateurs gonflés à bloc et très bruyants par leurs encouragements dans les bois malgré la nuit et le froid. J'en serai avec grand plaisir l'année prochaine. Un petit clin d'oeil au couple de boussoles d'or qui domine le relais mixte, à nos amis de Dunes d'espoir toujours prêts à foncer tête baissée pour leur pilote et aux esquimauds accompagnateurs (Solène et J-L).

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03 décembre 2017

Marathon de la Rochelle

  • 26 novembre 2017

Cinq marathoniens, 1 sherpa et son scenic, c'est sans nul doute la combinaison gagnante pour un weekend de course réussi. Au programme : le marathon de la Rochelle.

Après trois ans d'abscence sur la distance, c'est un pari un peu fou avec le coach qui m'amène à reprendre la route le temps de 42km. Le test a consisté à voir si trail et route sont compatibles sur un plan d'entrainement. 10 semaines de préparation, trail des hospitaliers (30km) il y a trois semaines comme ultime sortie longue (avec un très bon résultat) et il est maintenant temps de repartir pour 42km.

Il fait 1 petit degré ce matin au sortir de l'hotel et autant dire que je ne suis pas fier en short et sac poubelle. Quelques minutes d'échauffement avant de rentrer dans le sas où je continue de trottiner pour me maintenir au chaud. 9h00 approche, une accolade aux copains et c'est parti !

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KM 0 : Le starter résonne, j'essaye de suite de me mettre à mon rythme alors que nous longeons le canal de Marans, objectif 4"00 par km (j'aime bien les comptes ronds). C'est toujours un peu difficile de se caler à une vitesse dans une foule qui a tendance à vous emporter vers l'avant. 15" trop rapide au KM 1 : Direction le sud de la ville le long du port des Minimes avant de remonter par le bassin des Chalutiers. Le rythme est bon mais les sensations pas extraordinaires, j'ai l'impression de piocher dans un tempo qui ne me pose en temps normal pas de difficulté majeure. KM 5 : 19"45 au passage au 1er ravito, une demi-banane et un verre d'eau glacée et on continue. Une traversée rapide par le centre et direction les quartiers ouest. Il y a beaucoup de monde à courir mais aussi pour nous encourager, c'est vraiment très agréable alors que la température commence à monter. KM 9 : Une ligne droite de 2 km s'amorce, on ne pourra pas reprocher aux organisateurs de tout faire pour que ça soit roulant. 

KM 10 : 39"20, un verre d'eau glacé, une demi-banane et on continue. J'avais oublié à quel point le marathon était lassant, je m'ennuie profondément à avaler des kilomètres de bitume sur un parcours sans réelle saveur après s'être offert la plateau du Larzac trois semaines auparavant. Je me laisse doubler inlassablement par des concurrents qui partent certainement trop vite et que je reverrai à coup sûr dans les derniers kilomètres (sinon ils seraient déjà devant). KM 15 : 59', un verre d'eau un peu moins glacée, une demi-banane et on continue alors que la route "s'élève" un peu à présent. Premier instant de réel plaisir quand au KM 18, je rejoins le bord de mer en direction de la vieille ville avec le soleil qui donne. Cela me rebooste (mais moins que les cris du sherpa cricri) quelque peu quand on a trendance à s'endormir sur un rythme en attendant les difficultés post km30. 

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KM 21 : Passage au semi-marathon au coeur de la ville (un verre d'eau, une banane) en 1h23"20. Je suis bien dans mes temps alors qu'une foule très nombreuse est massée là à nous encourager. C'est parti pour la deuxième boucle. Toujours pas à l'aise, ce n'est définitivement pas une bonne journée pour moi. KM 25 : J'atteins le bout du quai des minimes, un verre d'eau une demi-banane et on remonte vers le centre. Je commence à revoir quelques concurrents. La foule est plus nombreuse encore à chaque passage dans la ville, c'est vraiment bon pour le mental.

KM 30 : Retour sur la longue ligne droite, un verre d'eau, une demi-banane et 1"59 au chrono. Mais c'est bel et bien maintenant que la course commence. Les cuisses sont lourdes depuis quelques kilomètres à présent, je me sens vraiment bridé. Nouveau passage sur la "bosse" du parcours où il faut s'employer pour se maintenir au rythme désiré. KM 35 : 2h19"20, c'est toujours ok pour moi avec 40" d'avance sur mon objectif du jour (un verre d'eau, une demi-banane). Malheureusement, les choses se compliquent à présent et je perds une dizaine de seconde par kilomètre alors que je me bats pour rester dans les temps. J'avais oublié cette sensation étrange d'accélérer sans cesse sans aucun moyen de revenir à la vitesse désirée.

KM 40 : 2h40"11 : 2 bornes à tirer,  je double à présent les concurrents par poignées et je relance sans cesse avec les forces qu'il me reste sans pour autant rattraper le temps perdu. Cricri, notre sherpa est là et toujours là (pour la cinquième fois du parcours), j'espère secrètement qu'il va me tirer, m'amener au bout de moi-même mais je passe sous ses encouragements qui me reboostent jusqu'au virage suivant. KM 42,195 : passage au marathon en 2h49"32 mais la course est malheureusement plus longue que prévue. Une foule monstrueuse est massée dans les derniers hectomètres, je profite de ces instants qui restent toujours parmi les moments forts de ce genre de course et je passe la ligne d'arrivée en 2h52 (une fois de plus).

C'est finalement un temps très honorable pour une "mauvaise" journée. 132e place comme mon dossard. 

La saison se termine à présent et dieu qu'elle fut longue. Longtemps gêné par un genou capricieux, elle s'est terminée en fanfare avec une très belle place aux Hospitaliers et un RP sur marathon avec une préparation hybride route-trail. Quoi qu'on en dise, c'est quelque chose qui fonctionne même si ne faire que de la route donnerait à coup sûr de meilleurs résultats au mépris du plaisir.  

Un coup de chapeau aux copains qui réalisent eux-aussi de très bonnes perf' et surtout un grand merci à Cricri le sherpa pour sa bonne humeur et ses encouragements.

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10 novembre 2017

trail des hospitaliers

  • 28 octobre 2017

Après de nombreuses semaines de travail, Benji et moi arrivons enfin à notre premier objectif de fin de saison. Nous sommes accompagnés d'un petit comité de rumbasiens qui ont également coché le trail des hospitaliers dans l'aveyron. La route pour y arriver semble interminable mais quelle joie d'y être. Une bonne pasta party et une soirée écourtée par la fatigue, nous sommes fin prêt à affronter les 30km et 1330 de D+.

Le départ est à 14h00, horaire de course un peu inhabituel mais pas de quoi entamer mon enthousiasme (et ma faim de Gavottes) face à ce parcours réputé difficile (qui pour certains les a vu parler aux arbres).Il fait très bon pour un 28 octobre, et c'est sous un beau soleil que Benji et moi partons nous échauffer. Quelques côtes et quelques accélérations, un bisou aux femmes et enfants et nous rejoignons le sas de départ. 

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KM 0 : Comme d'habitude, je me positionne en première ligne afin de ne pas être gêné en début de course. 14h00 sonne et le maire de Nant tire un coup de fusil en guise de départ, je détale tel un sanglier effrayé. Nous traversons les rues de Nant dans un bon bain de foule. KM 1 : 3min 40, je relâche maintenant la pression pour reprendre un rythme tenable sur 3h00. KM 2 : Nous quittons à présent le bitume et le plat pour les chemins qui montent. 300m de dénivelé à prendre sur 2,5km. Je suis au train m'aidant des bâtons quand beaucoup de concurrents me dépassent dans des portions parfois à plus de 20%. Je prends mon temps, la course est encore longue. KM 4,5 : J'arrive à présent sur le plateau du Larzac : quelle vue sur la vallée ! Je relance la machine sur ces sentiers plats entourés de prés en prenant garde de ne pas tomber sur les rouleaux à vaches. Je me sens vraiment bien et avance sans me retourner. KM 6 : Nous quittons à présent les sentiers pour les prés qui rendent la course plus nature encore. C'est un véritable slalom qui débute entre la végétation et les pierres tout en gardant un certain sens de l'orientation. KM 9 : Le balisage m'amène à passer une barrière puis dans une bergerie avant de ressortir de l'autre côté, l'odeur est un peu particulière mais ce sont des petites choses comme celle-là qui font la beauté et le charme de ces courses. Cela brise la monotonie et ce sont des choses desquelles on parle à l'arrivée. Je passe le KM 10 en moins de 50min mais avec seulement 400m de D+. Le plus dur reste donc à venir. Un petit tour par le ravito et il est temps de redescendre. 

La descente est très roulante et très peu technique, je me laisse donc entraîner par mes camarades à vive allure dans les sous-bois. Je n'avais pas vraiment anticipé que ça durerait 7km. Les cuisses commencent ainsi à souffrir sur les derniers hectomètres mais je m'accroche. KM 18 : Retour au plat et agréable surprise de croiser les filles en bas. Pas le temps de traîner en route, il nous faut traverser un champ fraîchement labouré et longer ensuite la Dourbie sur 3km. KM 21 : C'est le début de la montée à Cantobre. Je ne suis pas au mieux et dois laisser filer mon groupe pour monter à mon rythme. Les bâtons sont des compagnons sur lesquels je peux me reposer dans ces sentiers techniques et parfois périlleux en bordure de falaise. KM 23 : J'atteinds enfin Cantobre, un village médiéval bâti sur une falaise, lieux de ravitaillement. Je prends quelques instants pour boire et manger avant de repartir de plus belle. Nous sommes dans les gorges de la Dourbie, nous courons vraiment dans un cadre magnifique.

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C'est la dernière ascension, 370 de D+ à prendre sur 3km. Mais mon petit arrêt semble m'avoir redonné beaucoup de forces. Je cours en ne regardant plus que loin devant. Je reprends mes concurrents les uns après les autres, incapables de courir là je trotte comme un chevreuil. KM 26,5 : Le sommet, un kilomètre à effectuer sur le plateau, profiter de la vue avant la dernière descente, celle qui fera la décision. Je cours après un nouveau concurrent mais les cuisses s'alourdissent maintenant un peu plus à chaque pas entre les pierres et les racines quant au KM 29 les crampes pointent le bout de leur nez. Je stoppe la chasse afin de rentrer sans difficulté. Bientôt la pente se lisse et je peux me laisser filer, entrer dans Nant, prendre le dernier coup de cul et saluer nos accompagnatrices avant de briser la ligne en 2h49.

Une bonne 8ème place aujourd'hui sans me mettre dans le dur car le corps est dans l'aveyron mais l'esprit est désormais tourné vers le dernier objectif de la saison : le marathon de la Rochelle. Un coup de chapeau aux copains qui ont tous explosé leur marque sur le tracé.

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16 octobre 2017

20km de Paris

  • 8 octobre 2017

Pour ma 75e course en compétition, c'est aux 20km de Paris que ca va se passer. Cette année encore, Benji et moi sommes parvenus à gagner des dossards. C'est l'occasion pour nous de préparer au mieux les deux échéances à venir (trail des hospitaliers et marathon de la Rochelle). La météo est fraîche (mais pas trop), l'air humide (mais pas trop), les jambes bonnes (mais pas trop).

Arrivés de bonne heure (mais pas trop), le départ est annoncé à 10h. Un petit tour par le stand TomTom pour saluer les copains et nous rejoignons le sas préférentiel vers 9h (celui où l'on peut bouger jusqu'au départ). tout en croisant des personnes censées partir à 11h en train de s'échauffer... . Après un round d'observation du coureur bête et discipliné qui tourne en rond, nous rejoignons la danse au son d'une danseuse hystérique perchée sur le podium.

10h00 approche, Florent Manaudou -starter pour l'occasion- s'est offert notre scalp en disant qu'il se mettra à la course à pieds quand il ne sera plus bon à rien d'autre (classe). 

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KM 0 : Les barrières s'écartent, nous pénétrons le sas élite. Collés à ces athlètes, nous attendons le départ. BIPPPP ! Les fauves sont lâchés, c'est un habile jeu de slalom que de se frayer un chemin au milieu des imposteurs ayant grugé le sas. KM 1 : Passage en 3min40, un peu vite par rapport aux prévisions mais ce n'est pas facile de ne pas se faire emporter par la vague des concurrents. Nous remontons bon train vers l'arc de triomphe avant de redescendre l'avenue Foch direction Longchamp. KM 5 : Passage en 19min, toujours trop vite (12sec/km). Je me sens très bien aujourd'hui et file donc au train vers Rolland Garros et le Parc des Princes. Le KM 10 est passé en 37min 15 (promis j'ai pas accéléré; enfin, pas de mon plein gré), désormais 16sec trop rapide par kilo.

Je ne surveille pas trop la montre et reprends les quais (et ses tunnels bonc pour les cuisses) sur 6km en passant par le trocadéro (où l'on peut voir que certains ne sont pas encore partis => 25000 coureurs, c'est long à lâcher ^^), le grand palais jusqu'au jardin des Tuileries (avec un passage au KM 15 en 55"25). Traversée du pont royal, musée d'Orsay, Assemblée nationale, nous passons en revue tous les monuments parisiens avant de rejoindre la ligne d'arrivée au pied de la Tour Eiffel.

Je conclus en 1h13"45 à une symbolique 120e place, bien trop vite par rapport aux prévisions. Je dois apprendre à ralentir au risque de la payer très cher fin novembre. Benji à lui assurer comme un chef tenant ses temps de bout en bout. Un grand merci à Jean-Luc d'être venu nous encourager sur 5 points du parcours !

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