• 28 octobre 2017

Après de nombreuses semaines de travail, Benji et moi arrivons enfin à notre premier objectif de fin de saison. Nous sommes accompagnés d'un petit comité de rumbasiens qui ont également coché le trail des hospitaliers dans l'aveyron. La route pour y arriver semble interminable mais quelle joie d'y être. Une bonne pasta party et une soirée écourtée par la fatigue, nous sommes fin prêt à affronter les 30km et 1330 de D+.

Le départ est à 14h00, horaire de course un peu inhabituel mais pas de quoi entamer mon enthousiasme (et ma faim de Gavottes) face à ce parcours réputé difficile (qui pour certains les a vu parler aux arbres).Il fait très bon pour un 28 octobre, et c'est sous un beau soleil que Benji et moi partons nous échauffer. Quelques côtes et quelques accélérations, un bisou aux femmes et enfants et nous rejoignons le sas de départ. 

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KM 0 : Comme d'habitude, je me positionne en première ligne afin de ne pas être gêné en début de course. 14h00 sonne et le maire de Nant tire un coup de fusil en guise de départ, je détale tel un sanglier effrayé. Nous traversons les rues de Nant dans un bon bain de foule. KM 1 : 3min 40, je relâche maintenant la pression pour reprendre un rythme tenable sur 3h00. KM 2 : Nous quittons à présent le bitume et le plat pour les chemins qui montent. 300m de dénivelé à prendre sur 2,5km. Je suis au train m'aidant des bâtons quand beaucoup de concurrents me dépassent dans des portions parfois à plus de 20%. Je prends mon temps, la course est encore longue. KM 4,5 : J'arrive à présent sur le plateau du Larzac : quelle vue sur la vallée ! Je relance la machine sur ces sentiers plats entourés de prés en prenant garde de ne pas tomber sur les rouleaux à vaches. Je me sens vraiment bien et avance sans me retourner. KM 6 : Nous quittons à présent les sentiers pour les prés qui rendent la course plus nature encore. C'est un véritable slalom qui débute entre la végétation et les pierres tout en gardant un certain sens de l'orientation. KM 9 : Le balisage m'amène à passer une barrière puis dans une bergerie avant de ressortir de l'autre côté, l'odeur est un peu particulière mais ce sont des petites choses comme celle-là qui font la beauté et le charme de ces courses. Cela brise la monotonie et ce sont des choses desquelles on parle à l'arrivée. Je passe le KM 10 en moins de 50min mais avec seulement 400m de D+. Le plus dur reste donc à venir. Un petit tour par le ravito et il est temps de redescendre. 

La descente est très roulante et très peu technique, je me laisse donc entraîner par mes camarades à vive allure dans les sous-bois. Je n'avais pas vraiment anticipé que ça durerait 7km. Les cuisses commencent ainsi à souffrir sur les derniers hectomètres mais je m'accroche. KM 18 : Retour au plat et agréable surprise de croiser les filles en bas. Pas le temps de traîner en route, il nous faut traverser un champ fraîchement labouré et longer ensuite la Dourbie sur 3km. KM 21 : C'est le début de la montée à Cantobre. Je ne suis pas au mieux et dois laisser filer mon groupe pour monter à mon rythme. Les bâtons sont des compagnons sur lesquels je peux me reposer dans ces sentiers techniques et parfois périlleux en bordure de falaise. KM 23 : J'atteinds enfin Cantobre, un village médiéval bâti sur une falaise, lieux de ravitaillement. Je prends quelques instants pour boire et manger avant de repartir de plus belle. Nous sommes dans les gorges de la Dourbie, nous courons vraiment dans un cadre magnifique.

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C'est la dernière ascension, 370 de D+ à prendre sur 3km. Mais mon petit arrêt semble m'avoir redonné beaucoup de forces. Je cours en ne regardant plus que loin devant. Je reprends mes concurrents les uns après les autres, incapables de courir là je trotte comme un chevreuil. KM 26,5 : Le sommet, un kilomètre à effectuer sur le plateau, profiter de la vue avant la dernière descente, celle qui fera la décision. Je cours après un nouveau concurrent mais les cuisses s'alourdissent maintenant un peu plus à chaque pas entre les pierres et les racines quant au KM 29 les crampes pointent le bout de leur nez. Je stoppe la chasse afin de rentrer sans difficulté. Bientôt la pente se lisse et je peux me laisser filer, entrer dans Nant, prendre le dernier coup de cul et saluer nos accompagnatrices avant de briser la ligne en 2h49.

Une bonne 8ème place aujourd'hui sans me mettre dans le dur car le corps est dans l'aveyron mais l'esprit est désormais tourné vers le dernier objectif de la saison : le marathon de la Rochelle. Un coup de chapeau aux copains qui ont tous explosé leur marque sur le tracé.

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