• 3 juin 2018
Après les 25km du trail des cerfs de la semaine dernière, j'enchaîne cette semaine sur les 28km du trail d'Angers. Histoire de rajouter à la fatigue ambiante, la nuit n'a pas été de tout repos et la navette nous amenant au départ surprise est à prendre à 6h30. Qu'importe ! Il fait déjà chaud quand nous arrivons à Trélazé et après une longue attente dans la salle de spectacle, on ne nous laisse que quelques minutes pour nous échauffer.
Plusieurs rumbasiens sont également au départ : Benji, Stéphane ainsi que Couette-couette, Véro et Tim avec les goélettes.

KM 0 : Un gros plateau est prévu aujourd'hui et il va falloir s'accrocher pour entrer dans le top 10. Le départ est donné dans une certaine confusion et après un gros effort pour sortir de la masse, je me mets au train pour garder des forces en prévision des nombreux escaliers habituellement empruntés sur le parcours pendant que certains coureurs du 18 et du 28km partent très forts. KM 2 : Je rattrape les goélettes parties peu avant nous et salue rapidement les copains venus les porter avant d'entrer dans les ardoisières. Les chemins sont caractéristiques du secteur avec de belles ardoises en guise de décor et un passage obligatoire par le lac bleu avant d'enchaîner quelques petites côtes pour terminer la boucle et repartir vers Angers. KM 5 :  Je partage à présent la route avec une vieille connaissance qui effectue les 18km. Les écarts sont à présent faits et il s'agit maintenant de refaire le retard pris sur les autres. 
KM 7 : Le trajet est jusqu'ici très roulant mais commence à se joncher de nombreuses difficultés que sont les escaliers à commencer par ceux du lycée et du collège Mongazon non-loin du stade Raymond Kopa avant d'enchaîner avec ceux de la piscine qui nous offre en redescendant une vue sur l'intérieur du bassin. Passage au KM 10 en 39min, je suis dans les clous pour tenir l'objectif moins de deux heures. Alors que j'ai perdu l'ami Jimmy depuis peu, je reviens progressivement sur un concurrent dans l'enchaînement d'escaliers à travers l'école d'agriculture et l'université catholique de l'ouest. Ces portions sont extrêmement ludiques à courir avec nombres de relances dans les couloirs et de quoi bien se chauffer les cuissots. Puis retour sur le bitume pour traverser d'abord un stade puis les archives départementales.
KM 15 : Je reprends enfin mon lièvre et après quelques instants à discuter, je repars de plus bel sans me douter qu'il parviendrait à me suivre à une cinquantaine de mètres. KM 16 : Je ne ralentis pas la cadence autour de 4min/km en espérant que cela suffira à décrocher mon suiveur mais rien à faire. On traverse les archives, avant de redescendre vers la Maine et la longer. KM 18 : Nouvelle belle côte avant de retrouver la rive puis de traverser le célèbre pont de Pruniers et de repartir à la conquête d'Angers depuis l'autre rive. KM 20 : Je comprends que mon adversaire du jour ne lâchera pas et j'ai vraiment horreur de cette position de "chassé". Je ralentis légèrement la cadence pour lui permettre de rentrer. Je profite à présent du passage dans le camping du lac de maine pour boire et m'asperger aux robinets. Nous courons maintenant en duo, rejoignons rapidement le ravitaillement du KM 21 avant de traverser la plage de la base de loisirs. KM 23 : Après 4 kilomètres un peu moins rapides, je tente une attaque en espérant couper les jambes de mon camarade; et l'écart se creuse rapidement mais pas définitivement. KM 24 : J'arrive maintenant dans le centre d'Angers et les difficultés sont de retour avec notamment une visite du théâtre du quai du hall au toit... et sans ascenseur. Je dispose toujours de mes 50 mètres d'avance au sortir du théâtre et je reprends le bitume direction la cathédrale. KM 26 : Toujours bien en jambes, j'avale les marches de la montée Saint Maurice 2 par 2 avant de rejoindre le château. En entrant dans la cour, j'aperçois toujours mon poursuivant à mes trousses qui revient fort, très fort si bien qu'il arrive à ma hauteur sur les remparts. Je ne donne à présent pas cher de ma peau mais comme il n'accélère pas, je parviens à rester dans ses pas.
KM 27 : L'arrivée approche et nous savons à présent tous les deux comment ca va se terminer... il va falloir passer par le sprint. Nous avons trop donner pour lâcher quoi que ce soit maintenant. C'est parti pour une ligne droite de 500 mètres légèrement en descente avant les 80 derniers mètres qui s'avalent en deux virages.
D'abord derrière, j'y reste 200 mètres avant de commencer à fournir mon effort. Aux coude-à-coude, ce sprint me paraît interminable et je parviens d'un coup de rein à me faufiler entre lui et un autre coureur avant de lancer le dernier assaut. Je passe en tête au bout des 500 mètres et cette fois mon adversaire ne reviendra pas dans les derniers mètres.
Je boucle finalement ces 28km en 1h57 à la neuvième position, contrat rempli. 
Tout Angers bouge est une course appréciable de par la diversité des monuments traversés et ce, malgré ses quelques longueurs pour les rejoindre. Le départ surprise constitue un vrai plus pour les locaux. Un gros coup de chapeau aux goélettes qui ont du énormément souffrir de la chaleur et de ces marches à répétition.