• 01 avril 2018

Pour la deuxième année consécutive, notre sortie club va se dérouler en Bretagne. Nous choisissons cette fois la côte sud en posant les camelbaks à Arzon non-loin de Vannes. Une fois n'est pas coutume, je m'aligne sur la petite distance : le 15km. Fort de grosses séances ces dernières semaines, je suis bien en forme mais risque tout de même de manquer de résistance à la vitesse pour une si petite distance. La stratégie du jour va donc consister à partir très vite en espérant tenir sur les derniers kilomètres au retour des routards plus rapides sur le papier.

Je réalise un échauffement sérieux histoire de ne pas souffrir des cuisses dans les premiers instants de course et je me rends dans le sas de départ.

arzon

KM 0 : Ca démarre sur les chapeaux de roue avec un groupe déjà formé de 10 coureurs affamés qui déboulent dans les rues d'Arzon. Ça chauffe les cuisses et nous passons le premier mil autour des 3"20 et le second en 3"30. Le ménage est fait, la stratégie fonctionne et les écarts se creusent. Je suis calé en seconde position avec une meute aux trousses mais je décide de m'en tenir au plan et ne lâche pas la pression. Nous quittons le bitume pour le chemin côtier qui sera lui nettement plus à mon avantage. KM 3 : Je me fais sonner les cloches par Hyahya juste avant que la route ne se transforme en chemin et se resserre, les racines se multiplient et les pierres font leur apparition. Je rattrape de très nombreux concurrents du 28km dont beaucoup sont Rumbasiens et y vont de leurs encouragements, un vrai régal. Je longe à présent la mer côté golfe mais n'y prête pas trop attention car la vigilance doit être extrême sur ces surfaces très instables. KM 5 : Je ne traîne toujours pas en chemin et constate que la stratégie a fonctionné. Le premier est loin devant mais mis à part le troisième homme qui me suit à 50m (et qui je sens bien qu'il attend seulement le bon moment pour fondre sur moi), un trou est fait. 

KM 7 : Le sol était jusque-là plutôt sec mais cela devient à présent un vrai bourbier. De très nombreuses flaques jonchent le sol. Pas de quoi m'affoler au regard de l'état de la forêt de BDA ces derniers mois, je passe donc au travers quitte à arroser les pauvres concurrents du 28km qui prennent grand soin à les éviter. Nous quittons la côte (nord) pour rejoindre la côte (sud) toujours dans les flaques et malgré la fatigue qui s'installe, je fais tout ce qu'il faut pour ne pas laisser revenir celui qui me traque maintenant depuis de nombreux kilomètres. Mais il commence bientôt à fournir son effort et me rejoint au KM 10. 40 minutes au chronomètre, il doit m'en rester pour 20 minutes. Je m'accroche à ses basques et ça fonctionne pas mal jusqu'au KM 12 : celui de la plage à longer. Dès les premiers mètres il s'échappe, courant sur le sable comme si c'était du bitume. Je suis totalement impuissant, cherchant de l'accroche sur la grève (non), en haut (non), au milieu (pas mieux). Je me résous à laisser filer en espérant qu'il craque. Je dépasse de nouveaux rumbasiens tout aussi déstabilisés que moi par ce passage sur le sable.

KM 13 : Je récupère le sentier côtier, un peu marqué et en difficulté pour relancer. Mais voyant un nouveau concurrent à 50m derrière, je ne réfléchis plus et me lance dans un contre-la-montre de 2.5km pour rejoindre le port et la ligne d'arrivée et sauver ma place sur la boîte. 3"45 sur le KM 14 fait de single biscornus propices à de nombreuses relances mais il continue de se rapprocher. Je gagne à présent le port sous le bruit de la cloche de Hyahya, relance l'allure avec des cuisses bien raides. L'écart reste stable et boucle se KM 15 en 3"35. Reste 100m à parcourir, j'ai résisté au retour du routard : pari gagné ! Je conclus donc en 1h01 sur la troisième marche du podium.

Une bien belle course aujourd'hui sur un parcours roulant dans l'ensemble mais exigeant aussi bien dans la concentration nécessaire pour ne pas chuter sur une racine (n'est-ce pas Sandra ?) ou dans la boue (Cédric) mais aussi physiquement avec des appuis difficiles et la plage de fin de parcours (Cricri ?). Au final, seule la météo aura fait défaut aujourd'hui (et peut-être quelques squats pour la puissance dans le sable) sans oublier la pensée pour nos nouveaux parents :-). 

Je voudrais quand même remercier les copains de la Rumba pour tous leurs encouragements sur le parcours, ça fait toujours du bien mais aussi pour avoir fait de ce nouveau weekend sortie club un moment unique dont on se rappellera encore dans quelques années avec les Balthazar; l'ESP, le pestacle des "Yeuves" et la sortie fracassante de Véro... Forza Rumba.