• 12 mars 2016

Une fois n'est pas coutume, c'est à la nuit tombée que la course des flambeaux (qui du coup porte bien son nom) se déroule. Un dix kilomètres à la fraîche avec quelques côtes bien senties où j'espère bien me régaler. L'ami Benji est là également. Le départ est en côte ; la stratégie -qui n'a pas fait ses preuves- mais que j'affectionne particulièrement : "départ grosses cuisses et on fait les compts au sommet".

KM 0 : Je suis aux avant postes quand la fusée d'artifice explose au-dessus du château, signe que la course est lancée. J'incorpore de suite le groupe de tête qui déambule dans les rues étroites de Monfort l'Amaury. Un tour de l'église et direction le chateau fort... qui dit château fort dit fort dénivelé. Je ne ralentis pas et prends les commandes de la course. Je durcis le ton dans la partie pavée si bien qu'il ne reste qu'une poignée de concurrents au sommet dont Benji. Nous traversons les ruines de ce monuments éclairé aux flambeaux avant de basculer de l'autre côté. KM 1 : La présence du coach est la bienvenue étant donné que ma lampe n'éclaire que dalle. Je dévale les escaliers 4 à 4 pour quitter les rues étroites et rejoindre les sentiers forestiers, un léger trou se fait. Nouvelle côte que je monte au train où je sens que ça revient sur mes talons, le Benji est revenu ! KM 2 : La route se redrese enfin mais le sentier est tout pourri (d'autant plus dans le noir) si bien que les glissades sont de mise et ça permet le retour de quelques concurrents. KM 3 : Benji est toujours là et m'éclaire la route tant bien que mal car mon ombre dans sa lumière n'arrange pas forcément les choses. La boue est bien présente et nous n'avons pas pu résister à l'envie d'éclabousser les derniers de la course de 18km parties vingt minutes plus tôt. Nous maintenons un tout de même un gros tempo dans les parties les moins accidentées.  

flambeaux

KM 5 :Les efforts commencent à payer, le trou semble fait quand nous abordons une longue descente forestière qui nous amène sur le chemin du retour. KM 7 : La lumière devient inutile à présent que nous sommes sur du bitume, Benji est toujours là et nos deux places semblent assurées. Je lui propose de terminer à deux mais il décline. Il ne m'en faut pas plus et mets la machine en route. De 4min20 pour ce KM 7, je passe en 3m40 au KM 8.pour tenter de tuer tout espoir de retour. KM 9 : De nouveau dans la ville, nous montons une nouvelle fois au château, Benji n'est pas très loin, je l'aperçois dans les lacets que nous effectuons. L'animal est costaud mais je résiste sur son point fort qu'est la côte et m'assure la victoire sur le mien qu'est la descente. Je lève le bras, poing serré profitant de la foule massée sur les trottoirs avant de rejoindre la dernière ligne droite. KM 10 : Je franchis la ligne d'arrivée, heureux de cette victoire et plus satisfait encore que ce soit mon ami qui m'accompagne sur la boîte.

Une très belle course, bien organisée et balisée car la nuit ne facilite pas les choses.